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En 2007, six musiciens, bâtisseurs bien outillés (accordéon, flûte traversière, trompette, violon, clarinette…) se sont lancés dans un chantier d’envergure pour créer La ruelle en chantier. Au fil d’une plume tantôt drôle, tantôt touchante, les mélodies prennent des airs de musique du monde. De chanson en chanson, d’air de rien en air de jeux, La ruelle en chantier a plus d’un tour dans sa boîte à outils. Au coin d’une rue, dans un troquet, autour d’un demi et six pailles, au milieu d’un champ, en pleine mer, La ruelle en chantier distille dans le bruit et la joie ses chansons festives. "Un demi et six pailles", un chantier et six ouvriers. Après deux ans de scène à travers l'Allier et ses contrées avoisinantes, " La ruelle en chantier" sort son premier album « Un demi et six pailles » mélangeant les genres, peignant la vie quotidienne, figeant des sentiments avec comme fil conducteur la bonne humeur. Tout au long de ces 17 titres, les ouvriers croiseront des Jacky au volant de leur twingo tuningué, des bombasses au fessier aguicheur. Ils voyageront à travers les rues pavés de Montmartre emportés par l'accordéon, feront une halte à la gare de St Germain des fossés, suivront les aventures amoureuses d'une goutte d'eau et revivront avec vous les folles années 90, rendant un vibrant hommage à Corbier, aux pogs et au téléphone fixe ! "Un demi et six pailles", c'est du bon temps à partager, des souvenirs en commun et une super excuse pour venir les voir en concert !
Finale « BIG JAMA » 2008 le 28 novembre et concert de lancement du nouvel album le 05 décembre 2008 au centre Albert Poncet, DOMERAT (03).
J’ai vu que la formation avait évolué, vous êtes un peu plus nombreux ?
Jérémy : On a fait rentrer une petite nouvelle, Lucie, à la clarinette.
Depuis quand ?
Jérémy : Deux mois et demi, on va dire…
Ca n’a pas été trop dur d’apprendre toutes les chansons ? Tu les connaissais déjà ?
Lucie : Oui, je les supportais ! Et puis, ils m’aident bien en fait. Chacun fait son petit truc mais tout le monde s’entraide.
C’est que vous recherchiez quelqu’un ou c’est une rencontre qui s’est faite comme ça?
Jérémy : C’est une rencontre, elle a surtout rencontré le trompettiste ! (rire)
Le groupe a deux ans d’existence et vous sortez votre 1er album « Un demi et six pailles », ça fait quoi ?
Jérémy : ça fait plaisir, et surtout ce soir, ce concert à l’occasion de la sortie de l’album, c’était vraiment magique, n’ayons pas peur des mots. Je m’étais dit que s’il y avait 250-300 personnes, ce serait énorme…et là, on est à 700 !
Oui, et il y avait des fans !
Jérémy : Oui ! J’ai vu ça ! Là, on a vendu 200 albums et c’est vraiment plus qu’on espérait, et ça nous fait vraiment très très plaisir.
Et vous l’avez enregistré où cet album ?
Jérémy : Chez Jean-Pierre Chauvet, au studio Albatros.
Et combien de chansons écrites au départ ? Parce que j’ai vu qu’il y avait un Myspace « La poubelle en chantier » avec les rushs…
Déborah : Bin oui, mais Jérémy en fait, il écrit tout le temps ! Aux toilettes, quand il mange, au petit déjeuner…Dès qu’il a une idée, il écrit.
Jérémy : Oui, c’est vrai, donc on en a sélectionné 17 pour l’album. En concert, on en a un peu plus.
Et vous vous êtes tous concertés pour décider des chansons présentes sur l’album ?
Anne-Sophie : Non, c’est lui le chef !
Jérémy : Oui, mais en même temps, je vous demande votre avis…J’emmène la guitare-voix en fait, et puis après, les autres ajoutent leurs instruments respectifs.
Tu écris tout seul ?
Jérémy : Au début, on a commencé à écrire avec Matthieu. Et puis maintenant, j’écris tout seul.
Déborah : Il y a une chanson écrite aussi par Anne Sophie, une autre par Matthieu.
Ah quand même ! Il faut le dire ! Alors, ce nom « La ruelle en chantier », il vient d’où ?
Jérémy : C’est Matthieu qui avait trouvé ce nom. La ruelle, ça évoque La rue Kétanoue, La rue de la gouaille, toutes ces choses-là, la chanson française de rue quoi. Et en chantier, parce que c’est la construction, chacun apporte sa pierre à l’édifice, et puis, on est toujours en évolution, voilà….J’ai bien dit, c’est bon ? (rire)
Ouais, nickel ! Alors, comment vous êtes-vous connus tous ?
Jérémy : C’est vraiment au fil des rencontres…Je connaissais Anne Sophie et j’ai eu l’idée de faire un groupe de chanson française festive. Et puis, je lui en ai parlé…
Anne Sophie : Voilà et je connaissais Déborah qui était dans mon lycée. Je l’avais écoutée jouer du violon…
Tu n’es pas de Montluçon Déborah d’ailleurs, contrairement au reste du groupe…
Déborah : Je suis de Gannat…petite ville de 6000 habitants entre le Bourbonnais et le Puy de Dôme.
Pardon Anne Sophie…
Anne Sophie : …Jérémy m’avait parlé de l’envie d’avoir un violon dans le groupe…De son côté, Jérémy a amené Matthieu…
Jérémy :…Un peu par hasard hein ! Il venait de quitter son ancien groupe et je lui ai dit : « Je monte un groupe, ça te dit de venir ? » et il a dit « OK ». Et puis, tout le reste s’est fait de la même manière et au départ, on ne se connaissait pas vraiment beaucoup, et puis, on a tous appris à se connaître dans le groupe.
Et vous avez tous les mêmes goûts musicaux à la base ?
NOOOON !!!! On vient tous d’univers complètement différents en fait !
Par exemple ?
Jérémy à Matthieu : Toi t’es plutôt Rock hein ! Julien est plutôt branché Jazz classique et Ska. Anne Sophie, World Music…
Déborah : Non, ça n’existe pas la world music ! (rire) Moi, c’est plutôt les musiques du monde, la musique traditionnelle. J’ai une formation de « violoneuze » à la base, mais je suis très éclectique aussi !
Jérémy : Et Moi, je suis un gros bordel musical dans la tête…
Et tout ce bordel se retrouve sur scène !
Jérémy : Et tout ce bordel se retrouve dans La Ruelle en chantier ! Voilà, des groupes comme les Ogres de Barback, les Cowboys Fringants…, c’est le même esprit. On écoute du jazz, de la chanson française, du rock, on a plein de sources d’inspiration.
Vous n’êtes pas encore intermittents ?
Jérémy : Ah non, et puis pour l’instant, ce n’est pas du tout le but. On a vraiment une démarche amateur de plaisir et de loisir.
Julien : Certains d’entre nous sont encore étudiants. On veut tous se constituer un bagage qui nous permette d’avoir quelque chose derrière nous en cas de pépin. Il faut être prudent, parce que ce milieu là, il n’est pas facile.
Anne Sophie : Après, tous n’ont pas forcément le désir de faire carrière dans la musique. L’objectif, c’est surtout de se faire plaisir, aller aussi loin que possible avec le groupe…
Vous avez envie de sortir un peu de l’Auvergne ?
Jérémy : Oui et non. On l’aime bien notre Auvergne, mais on aimerait bien, parfois, aller voir ailleurs ce qui s’y passe. Pour l’instant, l’objectif, c’est déjà de sortir de l’Allier…Parce que l’Auvergne finalement, on ne l’a pas beaucoup vue, et on essaie petit à petit d’aller voir ce qui se passe plus loin.
Vous avez fait la 1ère partie de Thomas Dutronc récemment, c’était quand même un évènement !
Jérémy : C’était super bien !
Matthieu : Ouais, il a accepté de faire notre 2ème partie… (Rire)
Jérémy : On a quand même chanté devant 1200 personnes, et bon, c’était court…20 minutes…
Comment l’avez-vous vécu ? Vous étiez stressés ?
Jérémy : Stressés oui…Mais après, une fois sur scène, c’était parti et ça s’est super bien passé. On était content et les gens étaient contents aussi. Et il y a pas mal de personnes qui sont venues ce soir suite à ce concert de Thomas Dutronc.
Et la rencontre avec lui ?
Jérémy : Très sympa ! Très simple.
Déborah : Il n’y a pas que Thomas Dutronc, il y a aussi ses musiciens qui sont des super musiciens, et ils étaient tous très sympas et très très bons ! Des virtuoses même, j’ai envie de dire.
Quels sont vos projets pour 2009 ?
Des concerts, des concerts et encore des concerts !
Votre album va être en vente un peu partout ou seulement à la sortie des concerts ?
Jérémy : Non, là, on va s’y mettre activement pour faire en sorte qu’il y ait le plus de points de vente possibles. Logiquement, il va y avoir la Fnac de Clermont-Fd, l’Espace Culturel de Leclerc, et dès demain sur internet !
Lucy pour Zikannuaire.com
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