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Eleventh Plague

Mise en ligne le 24/11/2008 - (Lu 2478 fois)


 


Fondé en Septembre 2004, Eleventh Plague est composé de 5 musiciens d'horizons plus ou moins différents mais ayant tous en commun la fibre métallique. Le son d’Eleventh Plague est un Heavy Metal puissant, associant les diverses influences de ses membres, se caractérisant par des rythmiques rapides et incisives, auxquelles viennent se mêler une voix résolument Heavy et des solos de guitare furieux.

La formation s’est créée à partir d'une section rythmique de trois musiciens, Nicolas, Jérôme et Aurélien qui jouaient auparavant au sein du groupe Black Stripe. Après avoir quitté ledit groupe à cause de divergences de points de vue, nos trois compères, désireux de faire péter les watts pour de vrai, se sont mis en quête d'un chanteur et d'un guitariste soliste. L'attente ne fut pas longue car, moins d'une semaine plus tard, une annonce de chanteur orphelin sur Internet attira leur attention. Après une petite audition, Jérémie fut engagé à ce poste. Le Destin aidant il se trouva justement que Jérémie connaissait un guitariste soliste disponible et, après une nouvelle petite audition, Igor vint compléter le line-up. Le gros son était en marche !

Depuis 2004, Eleventh Plague a eu l’occasion de déverser son Heavy Metal sur nombre de scène franciliennes, petites ou grandes, comme La Locomotive, la Scène-Bastille, Le Klub, l’Espace B, Le Sous-Marin 34 ou encore La Clef des Champs, ainsi qu’en province (notamment en Normandie) à l’occasion d’invitations d’autres groupes locaux évoluant dans le même style. Ces concerts ont été ponctués de premières parties enflammées, notamment pour GWAR et SABATON, mais également de partage et de nouvelle camaraderie avec des talents bien de chez nous comme Würm, Frantic Machine, Dornfall, Benighted Soul, CoxInHell, ChromatiZme, Already Salted et bien d’autres…

Cette expérience acquise au fil des concerts a permis à Eleventh Plague de se forger un style et une identité propre que les chroniques et autres live-report n’ont pas manqué de remarquer !

Après un premier EP, autoproduit en 2006 et écoulé à plus de 200 exemplaires, Eleventh Plague prépare actuellement et activement son premier album qui, espérons, verra le jour courant 2009 !

Line up :
Chant :             Jérémie PLU
Basse :            Jérôme AUTENZIO
Rythmique :      Aurélien GATHELOT
Solo :               Igor BELAVIC
Batterie :          Nicolas ROPERS

Salut ELEVENTH PLAGUE, tout d'abord pourquoi ce nom ?

Aurélien : Ce fut tout un casse-tête...

Jérémie : Ouais. Je me souviens encore de cette fameuse soirée après une répétition. On a cherché pendant deux bonnes heures… sans succès. Il fallait à tout prix qu’on trouve un nom au plus vite parce qu’on comptait s’inscrire à Emergenza pour notre premier concert (à peine deux mois après notre formation). Dieu sait qu’on s’est bien pris la tête ce soir là pour aboutir à …rien du tout. Jusqu’au coup de fil de Nico le lendemain.

Nico : Et oui, en fait c’est moi qui ai suggéré le nom d’Eleventh Plague aux autres membres. Par une chaude après-midi de glande au bureau, je me triturais le cerveau pour essayer de trouver quelque chose d’accrocheur et de cohérent et puis une idée saugrenue m’a traversé l’esprit : pour rigoler je me suis mis à chercher des générateurs de noms de groupes sur Internet. Après m’être bien bidonné en voyant les noms que ces trucs pouvaient commettre, j’ai commencé à noter en vrac des mots que je trouvais intéressants sur une feuille. Une fois que j’eu suffisamment de mots, j’ai essayé plusieurs combinaisons possibles et ça a fait tilt. Le mot « plague » me plaisait bien et je me suis mis à chercher des infos sur les plaies d’Egypte. Je n’étais plus bien sur du nombre de plaies dans la mythologie en fait, entre les 12 travaux d’Astérix, les 7 Mercenaires et consorts, les sources n’étaient pas vraiment claires. Au final, 10 Plaies dans la mythologie donc c’est tout naturellement que j’en suis arrivé à la 11ème plaie. Si nous faisons naturellement référence à l’Egypte est ses plaies sur notre premier EP (avec bien sur « Pharaoh » en tête), ce qui me plaisait le plus dans ce nom était le côté apocalyptique, quand les humains se retrouvent face à des évènements qui les dépassent et les rendent insignifiants héhé ! Donc j’ai envoyé la suggestion à mes potes et l’unanimité n’a pas tardé à être déclarée.

Racontez nous un peu votre parcours, comment le groupe s'est formé, c'est une histoire de bande de potes au départ ou pas du tout ?

Nico : Pas vraiment en fait. Nous venons tous d’une ville ou d’une région différente et ne nous connaissions pas… avant de nous connaitre. Haha, ce que je veux dire par là c’est que chacun a eu ses propres expériences de groupe avant que le hasard ne fasse se croiser nos chemins. En gros tout a commencé quand j’ai fait la connaissance d’Aurélien. On bossait dans la même boite et à cette période je venais de quitter un groupe et avais rencontré un guitariste-chanteur par petite annonce sur Internet. On cherchait un guitariste rythmique et du coup Aurélien, m’ayant entre temps confessé ses penchants métalleux et son amour des cordes grattées, a rejoint la formation (« Black Stripe » pour les intimes). Il nous manquait un bassiste et après une ou deux auditions, toujours suite à des petites annonces, Jérôme a fait son apparition et a été embauché aussitôt. Le courant est passé tout de suite entre nous trois, nous avions les mêmes influences, la même vision de la musique et surtout, très important à mes yeux, un esprit passionné et déterminé mais sans égo démesuré. Cela a amené des petites tensions et des divergences avec le leader du groupe qui ont fini par avoir raison de cette formation. Un an après, Aurélien, Jérôme et moi décidions de prendre congé pour former un nouveau groupe correspondant mieux à nos aspirations. On s’est donc remit en quête d’un chanteur et d’un guitariste soliste et, en fouillant dans les petites annonces d’Internet (quelle mine d’or décidément cet Internet…), nous avons repéré celle d’un chanteur heavy-métalleux Sarthois récemment débarqué dans la capitale, Jérémie. On l’a invité à venir auditionner et avons été tout de suite séduits par sa voix, ses influences et sa sympathie. Que demander de plus ? Un guitariste-soliste dans le même genre éventuellement… Et justement Jérémie lui aussi avait eu l’occasion de se frotter aux formations locales et avait fait la connaissance d’Igor, soliste de son Etat. Après que leur groupe eu splitté aussi, ils ont gardé contact puis, une fois Jérémie embauché au sein de la Plaie, Igor a passé, lui aussi avec succès, le grand test de l’audition. Nous étions au complet.

Quelles sont vos principales influences ?

Nico : Je suis fan de gros son qui groove en règle générale comme par exemple Corrosion of Conformity que j’affectionne beaucoup mais mon influence majeure reste Megadeth. Puis plein d’autres comme Anthrax, Pantera, Machine Head, Metallica, Black Sabbath, Skid Row, Guns N’ Roses, Fear Factory, Rammstein, GWAR, Ugly Kid Joe etc… je ne me cantonne pas a un style de Métal en particulier mais je n’accroche pas du tout sur les groupes vraiment extrêmes hormis une petite poignée comme Slipknot, Dagoba ou encore Cradle Of Filth. J’écoute aussi du hip-hop pour le groove mais il faut que ca soit très bon. Les meilleurs exemples restent pour moi Svinkels, Beastie Boys, Stupeflip et Cypress Hill. A part ca j’adore aussi les grands classiques incontournables comme Dire Straits, Lynyrd Skynyrd, George Thorogood ou Alice Cooper pour ne citer que ceux là. Du moment que ca joue avec sincérité et tripes, ça a des chances de me plaire.

Aurélien : Pour ma part, le rock et le métal. Pour le rock, beaucoup de classiques des années 70 comme Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath. Côté metal, des classiques, du heavy : Slayer, Pantera, Megadeth, Iron Maiden, Judas Priest. Pour compléter, j'écoute pas mal de groupes progressifs, comme Yes ou Dream Theater. En dehors des catégories, on peut retenir Lofofora, Incubus et Magma, dont je suis absolument fan.

Jérémie : Je suis quant à moi un inconditionnel d’Helloween de la période Keeper Of The Seven Keys et de Michael Kiske bien sûr. Je pense que ça s’entend dans ma façon de chanter d’ailleurs. C’est en écoutant ces deux albums que j’ai eu envie de monter un jour sur scène en tant que chanteur de Métal… J’avoue être fier aujourd’hui de notre travail et de notre musique, un peu comme un rêve de gamin qui prend forme. Mon autre influence principale est Edguy et je n’ai d’ailleurs pas honte de dire que je pique tout ce que je peux à Tobias Sammet aussi bien pour le chant que pour la scène.

Igor : Mon influence majeure est Metallica puisque c’est grâce à eux que j’ai découvert le Heavy Metal. Guitaristiquement, je suis un gros fan de Hendrix, Malmsteen, Blackmore, et puis d’un petit groupe que je viens de découvrir qui s’appelle Machine Head.

Jérôme : Pour ma part, je suis influencé par tous les groupes de heavy métal des années 80/90, mais tous particulièrement par Iron Maiden, que mon oncle m’a fait découvrir alors que j'étais rien qu'une p'tite crotte qui venait à peine de naitre. Puis, la basse aidant, j’ai commencé à m'intéresser à des groupes plus techniques comme Helloween ou Metallica, dans leurs grandes heures avec le grand Clifford Lee Burton. Et puis ce fut le tour de Megadeth, Judas Priest... et plus récemment Edguy, mais je n'hésite pas de temps en temps à puiser quelques idées dans un répertoire classic, surtout Beethoven que je décris volontiers comme un précurseur dans le domaine de la musique.

Parlez-nous un peu plus de vos compositions, des titres à thèmes ?

Aurélien : Là il faut voir avec Jérémie, il s'occupe des textes. Mais les thèmes sont variés : cela va de la télé-réalité au suicide, et bien sûr, les plaies d'Égypte.

Jérémie : Ouais, les textes des morceaux, c’est comme qui dirait « mon boulot » héhé… Comme le dit souvent Nico, j’ai pour le moment le monopole du discours (rires).  Je parle de tout ce qui me touche ou m’atteint, que ce soit en bien ou en mal. Les boîtes à stars par exemple (King Of A Day) ou encore la peine de mort (Condemned To Die). Mais je suis aussi très inspiré par la littérature et le cinéma, ceci allant de La Bible (Pharaoh) à Faust (Dying Tomorrow) en passant par la saga des vampires d’Anne Rice (Kingdom Of The Damned) ou encore des films comme The Crow (City Of Flames). Il n’y a pas de règles vraiment précise : avant d’écrire un texte, j’essaie toujours d’appréhender la musique afin de voir ce qu’elle m’inspire, quel état d’esprit elle reflète… Le contenu du texte n’est pour moi pas forcément plus important que la cohésion entre le musique et ce dernier. Il m’est plusieurs fois arrivé de commencer à écrire sur un thème et de devoir tout reprendre depuis le début car la musique prenait une tournure qui ne collait plus avec l’ambiance de l’histoire. Ce fut d’ailleurs le cas sur la préparation de notre dernier morceau qui sera basé sur l’épopée d’Ulysse contant son retour de Troie vers Ithaque.

Au niveau matériel, êtes-vous fidèles à vos instruments, ou aimez-vous le changement perpétuel, la découverte ?

Jérémie : Moi je n’ai encore jamais changé mes cordes vocales… (Rires)

Aurélien : La recherche du son parfait est une bien longue quête ! J'ai quelques guitares, qui sont différentes tant dans le son que dans le confort de jeu. Et bien entendu, l'esthétique compte aussi. Par contre mon ampli B-52 me convient parfaitement. Définir le son que l'on recherche est aussi difficile que le trouver, il y a toujours un petit quelque chose qu'on pense pouvoir améliorer. Et pour compliquer le tout, il faut que ce son «parfait» s'intègre bien dans le son du groupe au complet !

Nico : Je trouve pour ma part qu’il est souvent plus facile de changer de guitare que de batterie en fait mais j’ai la chance d’avoir trouvé le son que je cherchais. C’est un modèle de chez Tama qui n’est plus fabriqué depuis le milieu des années 90 mais qui a séduit à l’époque quelques cogneurs comme Lars Ulrich ou Dave Grohl (qui joue d’ailleurs encore dessus aujourd’hui !) par exemple. J’ai réussi à constituer mon set à partir d’éléments achetés séparément d’occasion que j’ai « restaurés » à ma sauce. Aujourd’hui je ne changerais ce gros son là pour rien au monde… sauf peut-être pour un contrat d’endossement, je suis ouvert à toute proposition ;)

Igor : J’ai fini par trouver mon bonheur il y a 5-6 ans avec la Fender Stratocaster modèle Malmsteen. C’est vraiment un instrument qui me convient. D’ailleurs, j’en ai plusieurs. Je les branche dans un ampli Engl Blackmore et cela donne un son qui patate bien.

Jérôme : heu...c'est à dire que...humm.....les bassistes et les batteurs ayant le même problème qui est "le prix", je ne cherche pas à tester Mille & un instruments. Quand je veux changer de basse, je me renseigne parmi les musiciens qui utilisent ce modèle, auprès de revendeurs ou directement sur le net, mais je suis assez fan de la customisation. Toujours sur le même principe de renseignement, je préfère changer un micro ou un potentiomètre sur une basse que d'en racheter une. Un manche, c'est un peu comme un fauteuil : quand ça fait longtemps que tu l'as et que tu t'assois dedans, il fini par prendre une forme, et toi, tu t’y habitues... Un manche de basse, c'est pareil tu t’y habitues et en changer est assez dur. Actuellement, je joue sur une Musicman Sub Bass. Côté ampli, je n'ai pas encore celui de mes rêves mais j'en m'en rapproche. J'ai réussi, par une relation, à faire l'acquisition d'un Fender Bassman 100 à lampes des années 70, mais j'ai hâte de m'offrir un bon gros Mesa Boogie !!... Un jour il sera mien, oh oui, un jour il sera mien !!

De quel groupe vous sentez-vous musicalement les plus proches ?

Aurélien : N'en citer qu'un sera dur ; on pourra nous placer quelque part entre Iron Maiden, Megadeth et Judas Priest. Un mélange entre le heavy métal et le métal fin 80 / début 90.

Nico : En effet, cette question mériterait d’être mise au pluriel. Ce que j’aime chez Eleventh Plague c’est que chacun peut exprimer ses influences assez librement (sans tomber dans le plagiat si possible) donc je ne sais pas si on peut nous rapprocher d’un groupe en particulier… Notre style évolue petit à petit pour trouver le juste mélange des influences mais je dois reconnaitre que depuis que nous avons décidé de reprendre « Painkiller » de Judas Priest, il y’a eu une espèce de déclic dans l’orientation des compositions et du son je dirais. Mais bon, si on devait absolument se coller une étiquette, je dirais que nous sommes plus à rapprocher d’Edguy ou Helloween.

Jérôme : En effet, je dois dire que Helloween, Edguy, Iron Maiden sont des noms qui sont souvent revenus à nos oreilles, ce qui me flatte, personnellement !!!

Jérémie : Oui, en effet, après bon nombre de concerts, des personnes sont venus nous voir pour nous citer ces noms mais je pense que c’est plus par rapport à ma façon de chanter qu’à la musique propre du groupe.

Igor : Oui, je pense en effet que le groupe se situe, musicalement parlant, juste avant l’invasion trash qu’il y’a eu dans les années 80 et, bizarrement, je trouve que les nouvelles compositions suivent ce même chemin qui n’est pas pour me déplaire. Ce sont des morceaux beaucoup plus speed et heavy que les précédents enregistrés sur l’EP.

Pensez-vous que Myspace est l'outil indispensable afin de promouvoir un groupe de musique actuellement ?

Igor : Faire sans Myspace aujourd’hui cela doit être possible mais au prix de combien d’efforts comparé à un simple clic qui permet de toucher une masse importante de personnes et d’informations.

Aurélien : Oui, disons que c'est un outil pratique pour communiquer avec d'autres groupes, annoncer les concerts et mettre des morceaux à disposition du public. On ne peut pas vraiment dire que c'est parfait, car c'est assez lourd, bien chargé en pub. Il y a aussi pas mal de spammeurs. Mais cela reste un bon outil pour répandre la bonne parole du heavy métal !

Jérôme : En effet, je pense que c’est tout au plus un bon moyen de se faire découvrir. Mais la meilleure promotion pour un groupe reste la scène, indubitablement. Myspace est plutôt devenu le nouveau salon où étaler sa vie.

Nico : Myspace (Music) a indéniablement un côté pratique et convivial pour se faire de nouveaux contacts. Il y’a cependant quelques revers comme par exemple la profusion extrême de groupes, qui noie dans la masse les vrais talents novateurs, ou les Myspace « persos » que je trouve pour la plupart plutôt nombrilistes et peu intéressants (sauf pour tout apprendre de la vie de telle ou telle personne tout en restant le cul dans son fauteuil gnark). Du coup j’ai tendance à penser que Myspace Music ne remplit pas forcément son rôle premier de promotion de musique mais plutôt d’individus.

Jérôme : Oui, il y a trop de Myspace "perso" où les membres de groupe peuvent tester leur popularité pour savoir lequel des musiciens a le plus de contacts, le plus de fans, etc. Pathétique et même navrant à vrai dire.

Nico : Enfin globalement, c’est un bon système communautaire et une vitrine crédible pour les artistes. Il ne faut juste pas oublier qu’à la base c’est censé être un simple portail vers un hypothétique site officiel... Avec tout le trafic et les revenus publicitaires que cela génère, il ne manque plus que les artistes soient intéressés aux bénéfices pour que cela devienne vraiment participatif mais bon, là on dérive sur la science-fiction…

Quel est le dernier disque de musique française et étrangère que vous avez écouté ? Qu'en avez vous pensé ?

Nico : Je n’ai pas encore eu l’occasion d’écouter le dernier Guns N’ Roses, en revanche j’ai passé le Death Magnetic de Metallica plusieurs fois sans réussir à trouver de queue ni de tête… à mes yeux Metallica n’a plus le feeling d’antan et est presque devenu un groupe de télé-réalité après Some Kind of Monster. Je veux bien croire que ca n’est pas facile tous les jours d’être une légende vivante du Metal mais, même si ca leur a fait du bien, je ne suis pas convaincu qu’étaler volontairement leurs petits problèmes psychiatriques en public était une absolue nécessité pour les fans. Surtout vu la réputation qu’ils s’étaient déjà taillé avec Napster et consors… Pour en revenir à Death Magnetic, s’il est effectivement plus pêchu que ses récents prédécesseurs, le son est toujours aussi perfectible et les morceaux longuets et trop alambiqués pour être vraiment accrocheurs. N’a bel et bien perdu le modjo on dirait J Coté tricolore j’ai écouté le premier album de Würm qui dépote bien comme il faut malgré un petit côté Neo-Metal dont je ne suis pas forcément fan. En tous cas c’est efficace et il faut aller les voir en live !

Aurélien : La dernière nouveauté qui a intégré mon mange disque est le dernier Dionysos, «la mécanique du cœur». C'est un disque assez riche, qui reste du rock mais intègre des univers musicaux très variés. C'est un bon disque, mais qui met un certain temps à se découvrir.
Ma dernière aquisition n'est pas une nouveauté, c'est l'album «Red» de King Crimson. Leur rock progressif est assez compliqué à décrire, mais les premières écoutes m'ont convaincu qu'il va falloir me passer ce disque encore un paquet de fois !

Jérémie : J’ai eu le loisir d’écouter attentivement le dernier Edguy « Tinnitus Sanctus » et j’avoue qu’après une réaction plutôt virulente à la première écoute qui m’a laissé penser que Tobias avait définitivement perdu l’inspiration et le feu sacré (après un Scarecrow déjà fort décevant), mes approches ultérieures m’ont convaincues du contraire. Certes radicalement différent des précédents albums très heavy, Sammet nous a livré ici un opus apparemment simpliste mais finalement très abouti et demandant de nombreuses écoutes afin d’être pleinement apprécié. En tête de liste, les morceaux The pride of Creation et Nine Lives. Alors certes, on ne peut plus vraiment parlé de heavy metal avec cet album, et notre cher Tobi semble avoir définitivement changé de style, mais tant que les compos sont de qualité et que l’interprétation est sincère, ça me convient parfaitement. En tout cas, je n’hésiterai pas une nouvelle fois à aller les voir en concert.

Igor : Le dernier disque français que j’ai écouté est le dernier Trust qui n’est resté que 30 secondes sur ma platine. Et pour le dernier disque étranger est le nouveau Malmsteen.

Jérôme : Le dernier disque de musique française que j’ai écouté? Ça doit être Pierre Perret, il y a une dizaine d'années, pour faire plaisir à mon père. En revanche le dernier Edguy « Tinnitus Sanctus » m’a agréablement surpris, mais pas le dernier Metallica, « Death Magnetic », qui me laisse un peu sur ma faim… Et maintenant, je ne devrais pas tarder à me pencher sur le dernier AC/DC, dont je n’ai entendu que du bien, ainsi que sur le dernier Judas Priest.

Qu'est ce que vous nous préparez pour les mois à venir ?

Igor : On vous prépare une belle galette heavy avec plein de morceaux variés et en scoop une balade.

Aurélien : Et oui, en effet, nous travaillons à la préparation de note premier album. Nous sommes actuellement sur la finition d'une dernière compo, avant de commencer les répétitions en vue de l'enregistrement qui se fera au printemps. On espère le voir dans les bacs pour l'été, cela représente une étape pour tout le travail effectué jusqu'ici. On veut y mettre le meilleur de nous même afin de pouvoir présenter quelque chose de représentatif de notre musique, qui arrive à bien la transmettre à l'auditeur. Quand tu écoutes un disque et que tu ressens l'intensité, les vibrations de la musique, c'est que le pari est gagné.

Jérémie : L’album comportera entre autre 6 nouvelles compositions et des nouvelles versions plus péchues des 5 morceaux présents sur l’EP, avec une meilleure production notamment.

Nico : On ne veut pas non plus trop se précipiter pour pondre quelque chose de crédible et sincère. Enfin tout çà prend forme gentiment et si tout se passe bien on espère que ca sera prêt pour l’été prochain. Du coup les concerts vont se faire plus rares dans les mois à venir mais c’est pour mieux revenir ensuite, avec un skeud qui t’arrache la face !

Des anecdotes live ou studio à nous faire partager ?

Nico : Des fois Jérôme lâche des caisses en répète et ça pue ! Ah si je n’oublierai jamais notre concert avec GWAR. Jouer avec leurs haches et leurs turgescentes bites en plastique dans les coulisses ça c’était vraiment marrant ! Il fallait aussi voir l’état des douches après leur concert… partout des serviettes blanches maculées de (faux) sang… une expérience unique en somme, autant pour nous que pour le public qui s’est pris ce soir là 300 litres de liquide collant rouge et vert sur la tronche.

Jérôme : En studio, pas des masses à part quelques "Chutes de Bière" brillamment effectuées par Nico, ancien dompteur de cannettes reconverti... Et on comprend pourquoi quand on voit les taches sur les tapis des batteries des studios!!! Et puis certains concerts où Nico et moi avions un petit peu abusé du sirop de houblon reste les meilleures anecdotes… Il y en surement d’autres, sinon on en refera…

Aurélien : La surprise de voir un membre du groupe parti pisser entre deux morceaux lors d'une scène, j'espère ne plus l'avoir !

Jérémie : La décapitation de notre nain de jardin à coup de baguettes à la fin d’un concert à la Scène Bastille. Très bon moment, hormis le fait que j’ai du balayer la scène ensuite (rires).

Igor : Voir Jérémie balayer la scène.

Je vous laisse conclure cette interview

Jérémie : Merci pour cette interview… c’est notre première… chuis ému… ça me tire la larmichette tout ça.

Jérôme : Bon on se boit une bière en écoutant du bon son comme Eleventh Plague ??? Et sinon, tu es plutôt "slip ou caleçon ? Cuir ou dentelles"?

Gérard pour Zikannuaire.com

 

 

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