| |
Mais qui est Monsieur Bol ?
Pat Bol fait partie de ces éternels adolescents qui prennent la vie pour une immense cour de récréation. Dans un univers aux tons pastels, quelque part entre Joe Dassin et Assurancetourix, ses chansons sont autant de prétextes pour nous raconter ses déboires de cœur d’artichaut. Des rythmes chaloupés et des airs à la gomme qui prêtent à sourire, toujours frais, parfois naïfs, mais en aucun cas déprimants !
Son premier album, intitulé « Et peluches si affinités… », se découvre comme une pochette surprise. 13 titres (normal quand on s’appelle Pat Bol…) enregistrés à la maison avec les amis. Presque un album de famille où on peut sentir les influences de Mathieu Boogaerts, Albin de la Simone et autres Boby Lapointe. Le plaisir des mots et l’art des petites mélodies entêtantes.
Accompagné sur scène par la divine Ludivine, aux chœurs et aux crêpes, Jérôme à la batterie, Romuald au tuba et Olivier aux claviers, il propose sur scène un spectacle drôle et légèrement décalé où le public est souvent mis à contribution.

Alors, moi je suis de la génération à avoir connu Super Pat qui criait « Pas de pitié pour les croissants ! » Ton bol et toi, auriez-vous un lien de parenté avec Super Pat ?
Tu n’es pas la première à me parler de cette émission mais malheureusement je ne la connais pas… La honte, hein ouais ?
Le français est par définition râleur et pessimiste. Où puises-tu cette envie de faire joujou avec les mots, les couleurs et la musique ?
J’ai eu la chance d’étudier Raymond Devos en cours de français quand j’étais au collège. Ca m’a positivement marqué. Les couleurs sont venues bien plus tard. Quand j’ai enfin réalisé que la vie était une blague. Une blague précieuse mais une blague quand même !
Quels sont d’après toi, les plus grands amuseurs de la chanson française actuelle ?
J’aime beaucoup Gérald Genty parce qu'il est gentil et les Joyeux Urbains parce qu'ils sont urbains et joyeux. C’est toujours un immense plaisir de les voir sur scène. Plus près de chez moi, dans le grand Nord, j’ai un gros faible pour Presque Oui et mes amis Blaireaux.
Tu as pleuré à la mort de Carlos ?
Non. J’ai su rester digne dans la douleur.
Et quand ils ont arrêté la diffusion de « L’île aux enfants » ? (moi oui !)
Ils ont arrêté « L’ïle aux enfants » ??? Naaaaaaan !!! Ben qu’est devenue la Noireaude alors ???
Est-ce qu’il y a des écrivains qui te font rêver aussi ou tes délires d’éternel enfant restent purement musicaux ?
J’ai beaucoup de respect pour le travail de Tolkien. J’ai toujours aussi « Le Petit Prince » à portée de mains. On ne sait jamais !
As-tu vraiment ce qu’on appelle le syndrome de Peter Pan ?
Je ne sais pas… Ce qui est sûr c’est que je n’ai pas trop l’impression d’avoir évolué depuis mes 18 ans… Ca craint… J’ai limite honte de te l’avouer… J’ai même pas de plan épargne logement… c’est dire si je crains vraiment !
Parlons un peu de tes chansons savoureuses comme une tranche de…carambar. Naissent-elles de tes rencontres et de ton vécu ?
C’est du vécu… romancé ! Mais en moins pire et en plussse mieux !
Alors comme ça, les gros seins, ce n’est pas ton truc ?
Franchement nan… Par contre j’en connais une paire (façon de parler) qui ne peuvent pas en dire autant !
L’ours Coco et toi, vous êtes amis depuis longtemps ?
Depuis trop longtemps… Il est vraiment pénible par moments…
Peux-tu expliquer aux non-initiés ce qu’est un glockenspiel ?
Non.
Il s’agit là de ton premier album. Que faisais-tu avant ?
De la musique sérieuse et du ping pong. Mais plus personne ne voulait jouer avec moi parce que je suis un tricheur.
Chiche que je m’arrête à la question 13 ! Eh bien, je te laisse le dernier mot, ou la dernière bulle de malabar. Merci pour cette page d’évasion colorée et sucrée.
Je dirais bien un truc gentil mais là je suis de mauvaise humeur parce que Coco a revendu ma collection de timbres sur Ebay… Alors je vais faire bref : merci. Et puis bon appétit à celui qui le lira !
Lucy pour Zikannuaire.com
|