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Théozed travaille actuellement à la composition de son troisième album solo.
De la Genèse ...
C'est à l'adolescence qu'il compose ses premières chansons, fait ses débuts sur scène au sein de formations dont le style varie entre Blues et Electro-punk et enregistre son premier single en 1991 avec le groupe Rhêma. - 1995, il se lance en solo sous le pseudo Zed ... puis Théozed. - 1999, le Label Latitude 116 le remarque à l'occasion l'opération "Nouveaux talents" et enregistre l'album "Exercice de styles". Il donne de nombreux concerts en solo, ainsi qu'avec la comédienne Zoé Duchemin. - 2004 marque la sortie de son deuxième album «Chansons à voir».
A la création.
Autant, « Exercice de styles » était le mix de toutes ses expériences musicales passées, autant « Chansons à voir », installe Théozed dans la lignée de la nouvelle chanson française. Les textes de cet album sont légers et profonds et montrent avec tendresse et humour la faiblesse de l'humain mais aussi la part de divin qui l'habite. Les arrangements sobres et efficaces mettent en valeur l’énergie originelle de chaque titre.
Et puis ... Théozed est également passionné de radio (il anime des émissions depuis près de 15 ans !), a pratiqué le théâtre (2 ans de cours avec des compagnies bordelaises) et les arts plastiques (diplôme d’arts appliqués). Ces expériences sont venues enrichir sa création et son expression sur scène. Il n’est pas rare qu’il alimente ses concerts de montages sonores, contes et monologues.

Salut Théo, comment t’appelle-t-on dans la vraie vie ? C’est un secret ?
Ce n'est pas un secret. Mon vrai nom est Pascal Haddock, j'ai choisi de prendre un pseudo pour éviter qu'on m'associe au Capitaine, mon célèbre grand père.
Dis-moi, quel est ton secret pour véhiculer tant de joie de vivre ? Comment faire confiance au lendemain par les temps qui courent ?
Merci pour le compliment. Pourtant il m'arrive bien souvent d'être de mauvais poil ... demande à ma femme ;-) Je crois qu'être heureux est avant tout un choix. Certains ont des dispositions au bonheur, d'autre non, mais ça se travaille : c'est comme un muscle qui se fortifie au quotidien avec de l'entrainement. En fait la joie de vivre, ça dépend pas des circonstances mais bien de la façon dont on les acceuille : untel est pauvre, malade et affiche un sourire radieux et untel à tout pour être heureux et se gave d'antidepresseur. C'est courant ...
Ce qui m'aide aussi beaucoup c'est d'avoir foi en Dieu, ça donne un sens à la vie.
On parle de nouvelle scène française, et tu sembles t’y inclure. Moi, j’ai plutôt envie de parler d’un retour à la bonne chanson à texte, qu’en penses-tu ?
C'est vrai que depuis quelques temps le public accroche plus d'importance au texte. Tant mieux ! Personnellement j'écris des chansons depuis l'âge de 14 ans et le texte a toujours été très important pour moi. A certaines périodes c'est presque une thérapie.
A t’écouter, j’ai l’impression qu’il reste encore quelques rêveurs en ce bas monde. Tu crois qu’on est encore nombreux ?
En tous cas avec toi, nous sommes au moins deux !
Je t’imagine bien, tout jeune, à chanter Hugues Aufray entouré de gosses au coin du feu avec ta guitare. Alors, est-ce que j’ai tout faux ?
J'ai beaucoup d'estime pour Hugues Aufray et c'est marrant que tu m'en parles parce que son dernier album est en ce moment dans mon baladeur MP3. Tout à l'heure tu me qualifiais de chanteur à texte. C'est vrai mais j'aime bien aussi l'idée d'être un chanteur populaire comme lui : je rêverai d'écrire un « Santiano », un « Stewball » ou « dis moi Céline » chanté par toute la famille.
Quels artistes t’ont ouvert la voie ?
J'en citerai deux mais y'en a un paquet. D'abord Renaud dont les chansons m'accompagnent depuis le lycée et puis, Lynda Lemay qui m'a redonné confiance au texte a une période où il n'était plus à la mode depuis longtemps.
Tu composes tes chansons tout seul comme un grand ou est-ce un travail d’équipe?
Généralement tout seul comme un grand mais cette année musicalement j'ai eu l'impression d'avoir fait le tour de ce que je pouvais offrir alors pour mon album en cours j'ai demandé à François Reymond du groupe Aslane et Alain Lesbats de me composer quelques musiques. Ça le fait ...
Peux-tu nous présenter tes compagnons de scène ?
Ça varie. J'ai tourné pendant plus de 10 ans avec une simple guitare et ça m'arrive encore de faire quelques concerts seul mais aujourd'hui je fonctionne surtout en duo avec Alain Lesbats, qui joue basse, guitare et fait également des choeurs. Depuis peu, Yan Taris nous a rejoint, il est batteur et apporte une dimension, surtout dans les titres festifs.
Est-ce indiscret de te demander ton âge ?
Je suis né le 25 aout 1966 et j’attends désormais un cadeau d'anniversaire de ta part tous les ans !
Est-ce que tu crois qu’il y a un âge pour les rêves et un âge de raison ?
Ta question est rassurante : ouf ... au moins je ne suis pas encore arrivé à l'âge de raison !
Les rêves sont nécessaires pour moi. Ils ont toujours été un moteur. « L'homme descend du songe », n'est ce pas ?
Quel regard portes-tu sur ta vie quand tu regardes en arrière ?
Je suis fier de n'avoir jamais abandonné.
Alors, comme tu es le seul artiste à avoir eu envie d’inverser la donne en me posant une ou deux questions. Je te laisse faire de cette interview un libre échange. Et voilà l’intervieweuse interviewée.
Ok, voici mes (premières ?) questions :
Que retires-tu de toutes les interviews que tu as réalisé ? Il y a-t-il une « constante » que tu retrouves chez les gens que tu as interrogés ?
Lucy : Hum…Il n’y a pas de constante non…Chaque interview est surprenante, d’une manière positive ou négative d’ailleurs. Le point commun quand même, c’est que les artistes peu médiatisés sont tous dans la même galère, c’est de plus en plus compliqué de gagner sa croute dans ce milieu ! J’entrevois un peu l’envers du décor depuis 2 ans…Et je me rends compte que les plus heureux sont les indépendants qui ne dépendent pas d’une grosse major ! Y'en a-t-il une qui t'a « ouvert les yeux », donné un autre regard sur la vie ?
Lucy : Il y a des interviews qui marquent. Celle de Sam Brown qui est pour moi une des chanteuses anglaises les plus époustouflantes de ces dernières décennies, m’a prouvé qu’il n’y avait pas d’artiste inaccessible ! Ce que j’ai appris globalement, c’est que si on tente une approche simple, sans chichi, en étant soi-même et rien d’autre, on peut rencontrer n’importe qui, ou même être amis ! J’ai aussi appris que quand on croit en ce qu’on fait, on dégage une certaine énergie positive qui est communicative ! J’apprends tous les jours en fait !
Quelle est celle que tu rêves de faire ?
Lucy : Paul Mc Cartney ! Je sais que c’est pas gagné, mais avoir des rêves, ça nous fait aller de l’avant, pas vrai ?
Lucy pour Zikannuaire
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