| |
« Entre factice et sincère... »
Chinaski célèbre ses noces de zinc.
Onze ans que le niçois impose son univers sur scène, pour le meilleur et pour le pire. Comme tous les hommes, son centre d’intérêt oscille entre son ventre et ses couilles. Il nous dévoile les 14 titres du troisième album intitulé «Noces de zinc» et nous propose sa vision des relations humaines, ou comment se marie le factice avec le sincère.
Au fil d’un album abouti, réalisé sans pression (uniquement des canettes), Chinaski flirte avec le rock, embrasse l’électro et conclue en chansons.
Toute une histoire... une histoire d’amour ?
Radios
FRANCE INTER : Serge Levaillant, Jean-Louis Foulquier, Didier Varrod, Isabelle Dhordain, Stéphane Bern. LE MOUV : Bruno Lorenzi + Play list RADIO NEO : Patrick Winzell + Play list OUI FM : Dom Kiris FERAROCK : L’Eko des Garrigues, RCV, Canal B, Radio Dio, Radio Alpa… + Play list FRANCE BLEU : Côte d’Azur, La Rochelle, Vaucluse, Frequenza Maura… AGORA FM : Emission "l'Oreille qui Gratte"
TV FRANCE 5 : Ubik FRANCE 3 : Nombreuses locales (Nice, Marseille, Caen...) M6 : Nombreuses locales (Nice, Marseille, Lyon, Grenoble…)

J’imagine qu’on te fait un compliment si on te dit que tu es un artiste absolument inclassable ?
Bien sûr ! Tout artiste a ce besoin d'être unique.
Il y a un côté assez sombre dans ton personnage. Es-tu un peu cynique dans la vie ?
Disons que je suis plutôt un sceptique. J'ai appris à observer autour de moi et ce que je vois est souvent assez tragi-comique, avec un côté absurde.
Comment te retrouves-tu en première partie de Cali ? Il a plutôt tendance à lancer de jeunes rockeurs seuls avec leur gratte d’habitude.
C'est ce qui devait se passer à la base. Puis, à force de discussion et grâce à son équipe technique formidable, nous avons pu jouer avec tout le groupe. Quoi qu'il en soit, c'est le meilleur souvenir de première partie... et de loin !
Peux-tu nous présenter tes acolytes ?
Antoine Todaro à la guitare, le rocker en toute splendeur et décadence. Sébastien à la basse et aux claviers, le musicien par excellence. Morgan Manzi à la batterie et aux claviers, "l'expérimenteur" dans ses oeuvres.
Chinaski, c’est ton pseudo ou un nom de groupe ?
C'est mon pseudo, mais on le prend souvent comme un nom de groupe.
11 ans de carrière, c’est ça ? Quel bilan tires-tu quand tu regardes en arrière ?
Beaucoup de moments forts, beaucoup de galères, des expériences inoubliables (Francofolies, Printemps de Bourges, Benicassim, premières parties de Bashung, Cali...) et au bout du compte trois albums au compteur dont je suis fier.
Mais commençons par le début ! Quelle est la genèse de Chinaski ?
J'ai démarré le projet en septembre 1997, avec Nadir, un guitariste très inventif. On se voyait dans les bars et les soirées. Je travaillais comme infographiste à l'époque et je n'avais pas beaucoup de temps libre. Les seuls moments, je les passais dans les troquets. Je me suis vite aperçu que c'était une perte de temps, surtout le week-end. Comme j'avais quelques chansons dans mes tiroirs, j'ai proposé à Nadir de m'accompagner. Il a tout de suite accepté. En très peu de temps, on a monté un répertoire qui nous a permis de jouer un peu partout. Ensuite, Antoine l'a remplacé et un bassiste nous a rejoint. A partir de là, les musiciens se sont succédés et la formule a pas mal évolué jusqu'à aujourd'hui.
Tes albums sont-ils autoproduits ?
Et oui !... Les trois sont autoproduits. Seul le deuxième a bénéficié d'un contrat de licence avec une maison de disque parisienne. Mais au final, ça s'est mal passé avec eux.
« Un petit Caméléon » me renvoie un peu à la musique des années 80, un petit côté Marc Lavoine... Est-ce une période qui t’a inspiré ?
Tout le monde a tendance à trouver ringardes les années 80. Pour ma part, à cette époque j'avais, entre autres, comme référence The Cure, Joy Division, The Stranglers, Les Rita Mitsouko, Taxi Girl, Bashung, le Gainsbarre iconoclaste, ... Effectivement, les années 80 m'ont donc inspirées.
Plus généralement, quelles sont tes sources d’inspirations ?
La littérature américaine, le cinéma, la musique classique, quelques poètes, les auteurs-compositeurs francophones référentiels (Brassens, Ferré, Brel, Gainsbourg, Bashung), la new-wave de la fin des années 70 et des années 80, et bien sûr, la découverte dans les années 90 de Dominique A et de Miossec.
Ca y est, je sais pourquoi je n’arrive pas à te classer dans une catégorie musicale ! Prenons un mix de toutes sortes de musiques, fashion or not, quelques lyrics bien ciselées avec un soupçon d’humour noir de préférence, mettons tout ça dans un shaker et secouons vigoureusement : et voilà un bon cocktail Chinaski ! Ça te va comme définition ?
C'est bien vu !... J'ajouterais juste, pour le fun, la classe d'un Vodka Martini, frappé, non remué...
Lucy pour Zikannuaire
|