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Puis pendant les années 80, il traîne ses guêtres sur les scènes marseillaises avec notamment Les fourmis magnétiques, groupe dans lequel il chante et joue du saxophone.
En 1991, il sort un 45 tours autoproduit « Sur les falaises/Tu dis », avant une longue interruption pendant laquelle il fait la découverte du violoncelle qu'il n'a pas encore utilisé dans ses morceaux (ou très peu).
En 2007, en découvrant toutes les possibilités qu’ouvre Internet, il revient à la composition. L’outil Myspace lui donne envie de partager sa musique et sa plume avec le petit peuple curieux et friand de musique que forment les internautes. Entouré d'un guitariste, d'une pianiste et d'une hautboïste, JMF peaufine les titres de l'album à venir, entre rock et chanson française.
JMF: Chant, programmation. Philippe Lacassagne: Guitare, ukulele. Catherine Szylit: Hautbois. Anne Astigarraga: Piano.

Ton pseudo ne peut pas être plus minimaliste, pourquoi ce choix ?
J’aime ce qui est simple, efficace et qui va droit au but. Que ce soit dans les morceaux des Ramones ou ceux de Brassens, il y a 4 accords, c’est tout. Et j’adore !
Les chats, tu les aimes ou tu les détestes finalement ?
Je ne peux pas dire que j’adore ces bestioles mais j’avoue que je ne leur fais pas grand mal. Ce qui m’énerve, c’est que j’ai l’impression, par moments, que les gens s’apitoient plus sur les animaux que sur les hommes. D’où l’envie de provoquer un peu…
Le cynisme est-il une façon de montrer ta lucidité aux gens ?
Le cynisme, ce serait plutôt de la pudeur
Quel regard portes-tu sur la société française et le monde en général ?
Un regard pessimiste, forcément, devant la violence, les exclusions de toutes sortes, l’impression que l’espoir en un monde meilleur est perdue.
Crois-tu encore en l’Homme ?
Même chez Céline, grand pessimiste, il y a des hommes à sauver. Il y aura toujours des Klaus Barbie mais il y aura toujours aussi des Jean Moulin. Alors oui, je crois quand même en l’homme. Et puis j’aime l’art, sous toutes ses formes, et c’est une preuve de ce que l’homme peut faire de meilleur.
Dans une chanson, tu suggères que Ségo sorte avec Doc Gynéco. Est-ce ta façon de te moquer de la pipolisation des politiciens qui se battent à grands coups d’articles dans Paris Match ?
Cette chanson, c’était surtout une réaction de panique à l’époque où j’avais l’impression que tout le monde virait à droite. Les choses ont changé depuis.
Toi, en tant qu’artiste, où en es-tu ? J’imagine que tu n’es pas un débutant…
Non, je crois que j’ai toujours fait des chansons. En ce moment, avec la composition, ce qui m’intéresse le plus, c’est d’apprendre à jouer du violoncelle correctement. Cela fait huit ans que je prends des cours, que je travaille tous les jours. J’adore le violoncelle. Je ne l’ai pas encore vraiment utilisé dans mes morceaux mais ça va venir.
Tu as fait un long break musical. Peux-tu nous expliquer pourquoi et ce que tu as fait pendant ce temps ?
Je me suis occupé de mes enfants et j’ai écrit. La littérature est mon autre grande passion.
Tu as quelques dates de concerts à annoncer ?
Pas encore. Mon objectif, pour le moment, est d’enregistrer mes morceaux et de les réunir sur un album. Les concerts viendront après.
Chaque artiste a ses propres rêves, de reconnaissance, ou bien simplement de pouvoir gagner sa vie en exerçant ce métier de plus en plus ingrat…Quel est le tien de rêve ?
Mon rêve, ce serait que quelqu’un ait envie de chanter mes chansons, qu’il enregistre sa propre version.
Allez, finissons quand même cette interview sur une touche de bonne humeur. Qu’est-ce qui te rend t’amuse ou te rend heureux dans la vie ?
Plein de choses ! Ce qui me rend heureux ? Mes enfants, un bon spectacle, un bon album, « Back to black « d’Amy Winehouse, pour en citer un. Ce qui m’amuse ? Les Marx brothers, les Nuls. On voit des tas de choses drôles sur internet. Le détournement des albums de Martine, par exemple, m’ont bien fait rire.
Lucy pour Zikannuaire.com
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