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Née ne 1957 à Ouagadougou en Haute Volta d’un père diplomate français et d’une mère passionnée d’archéologie, tous deux originaires de Tours, Isabelle Gaignier plus connu sous le pseudonyme de Philomène vécu jusqu’à l’âge de 18 ans aux quatre coins du monde où elle poursuit ses études secondaires en littéraire. Petite déjà elle reprenait les chansons d’Anne Sylvestre, de Barbara. A 12 ans, quand d’autres écoutaient les Rolling Stone, elle se cachait pour chanter « Putain de toi » de Brassens, exception faite tout de même pour les Pink Floyd qui selon elle sont les musiciens qui auront marqué le siècle dernier. En 1977 elle s’inscrit au petit conservatoire de Mireille ou elle reste cinq ans et joue entre autre à ses côtés dans une comédie musicale « Caroline Pétard » qui tiendra l’affiche durant huit mois au théâtre de « La Cours des Miracles » à Montparnasse, après un passage sur Antenne 2. Puis c’est l’époque des cabarets et elle se produit « Au Bateau Ivre » et « Au Verlaine » rue Mouffetard, au « Lapin Agile » à Montmartre, au Paradis Latin, bref dans tous les derniers caf’conc de la belle époque du Quartier Latin. En 1978, Jean Charles Asquéro la reçoit à France-Inter dans son émission « Les choses de la nuit » où elle présente ses premières chansons d’auteur. Comédienne dans le film « Fiction » de Roberto Cédron ( du Quartetto Cédron), elle accroche alors un peu plus sa fibre artistique à ses envies et travaille alors en parallèle le théâtre et le mime avec Vincent Marcotte, mimographe québécois, tout en passant le diplôme de professorat de l’Alliance Française.
En 1985 elle arrive à Toulouse et travail avec Mohamed Agbani, scénariste, sur un court métrage pour Godard. Mais faute de financement, le film ne sortira pas. En 1987 elle s’installe dans le Gers pour élever ses enfants loin de la pollution. Durant vingt ans elle promène sa voix sur les ondes radios, les scènes locales, remporte le concours interprète de Radio France Périgueux, et, par deux fois, est finaliste au concours du Pic d’Or Midi Pyrénées.
Après sa rencontre avec Pierre Vassiliu en 1998, elle se remet à écrire et en 2002 et sort son premier récital de composition : Vivre en amour ». Depuis plusieurs années elle intervient à Zurich dans le cadre des soirées de l’UFE ( Union des Français à l’Etranger). Elle propose ainsi depuis maintenant cinq ans, quatre répertoires différents : chansons françaises, chanson pour enfants , chants Sud Américain, et récital de compositions.

Quelle espièglerie dans la voix et la façon de chanter ! C’est un jeu pour toi le métier d’artiste ?
Non , c’est un VRAI métier… Mais dans lequel on joue, ou du moins du moins « Je » joue… Il faut le faire sérieusement sans se prendre au sérieux…
Ecris-tu toutes tes chansons ou as-tu des plumes amies qui te soutiennent ?
Non je suis absolument seule dans ma galère … Et crois moi, je rame bien souvent en dehors de la bonne vague. Mais l’écriture a toujours été mon havre de paix, même dans la tourmente … Rien d’original à te dire que j’écris depuis toujours, mais c’est un fait.
Joues-tu d’un instrument ? Qui t’accompagne ?
Oui je m’accompagne à la guitare. Je ne dirais pas que suis instrumentiste, mais je sais la câliner dans le bon sens des cordes pour qu’elle m’offre quelques sons sympas ... J’aime beaucoup ta chanson "Lunelle" qui sonne comme une ballade moyenâgeuse. Quelle est ta chanson préférée ?
Oh lala qu’elle question ! …. Au clair de la lune… Des miennes ? … C’est toutes mes bébés, alors …
En dehors de l’amour, qu’est-ce qui t’inspire pour écrire ?
L’Amour… Toute ma vie tourne autour de ça. L’amour de l’autre, l’amour de lui… Je n’ai de quête que celle du Grââl… Comme disait un poète iranien : l’amour de l’Amour… Le reste n’est qu’accessoire. J’aime la vie …
Tu partages la scène avec Théozed. Êtes-vous amis ?
Nous nous connaissons depuis peu, mais ce qui existe entre nous est d’une telle force que ça nous étonne nous même… Le 27 juillet sera notre premier concert commun et nous espérons qu’il y en aura d’autres… Nous sommes fans l’un de l’autre , alors ça tombe bien !
Isabelle, comment as-tu choisi ton pseudo ?
C’est mon amour (encore !) pour Anne Sylvestre qui m’a fait choisir Philomène. (Tu vois , même ma fille s’appelle Eléonore , comme une de ses chansons ). Et puis lorsque j’étais au Petit Conservatoire, Mireille trouvait que ça m’allait mieux qu’Isabelle. Ma bouille de clown sans doute … Et puis sans doute pour me démarquer de ma famille…
Y a-t-il un album en projet ? Que comptes-tu faire de ces belles chansons ?
J’espère pouvoir faire un album bientôt … Mais il me reste beaucoup de route à faire avant d’avoir le niveau pour prétendre à une telle concrétisation... Mais ça commence à me titiller, d’autant qu’on commence à me le réclamer…
Tu as l’air d’une troubadour pour qui la notoriété n’est pas le but ultime…Est-ce que je me trompe ?
Je ne dirais pas ça… La notoriété est très importante … J’aime lire des articles sur moi dans les canards, surtout quand ils sont sympa lol ! … Mais je ne suis pas « show bisness » et surtout pas prête à faire n’importe quoi pour y arriver… Troubadour me plait bien… Mais je n’ai pas de ménestrel pour m’accompagner…
Quel est ton plus joli souvenir de concert ?
Les yeux pétillants de connivence de certaines personnes dans le public quand nos regards se croisent … ça c’est magique …. Il n’est pas un concert pareil à l’autre… C’est pour ça entre autre que j’aime ce métier…
On n’a pas encore parlé de ton parcours artistique, quel est-il ?
J’ai fait beaucoup de choses très différentes, comme chargée de mission musique au Conseil générale du Gers, correspondante de presse pour le Journal Sud Ouest etc, mais jusqu’à aujourd’hui j’étais plus tôt interprète. Je navigue dans plusieurs répertoires qui vont de la chanson française à l’Amérique Latine de Victor Jara ou Mercedes Sosa… Je suis passée par le Jazz aussi avec un quartet, mais un feu de paille. Et puis j’ai fait deux écoles de Comédie Musicale, une à Paris en 79 et une à Toulouse en 96, puis survolé le mime avec le mimographe Vincent Marcotte. Mais pour moi j’ai tout appris dans mes années de Petit Conservatoire de Mireille. C’était très dur, mais aujourd’hui encore je sais qu’elle m’a donné tout ce que je sais….
Quels sont tes projets ?
Pour le moment je travaille en co-écriture avec la chanteuse Soham et le guitariste Christian Laborde sur leur prochain album. Avec Théozed nous aimerions pousser plus loin notre rencontre musicale… Et je ne m’oublie pas … Peut être que l’album "Vivre en amour" verra le jour …
Lucy pour Zikannuaire.com
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