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Volo, c’est l’histoire des deux frères Volovitch, Frédéric et Olivier. Leur arrière grand-père leur a légué un patronyme ukrainien, mais les frères Volovitch ont grandi en Touraine, avec des parents profs qui leur ont transmis le goût des mots, de la musique et une certaine conscience sociale.
Leurs chansons complexes et simples à la fois sont une jolie conséquence de cette éducation et de ce qu’ils sont devenus en tant que citoyens concernés et impliqués. En 1992, Frédo, l’aîné, quitte la Touraine, pour faire des études de théâtre à Paris. À l’école de la rue Blanche, il réunit certains de ses camarades pour créer un spectacle mêlant ses deux passions, la musique et le théâtre. Les Wriggles sont nés. Après un intermède de deux ans avec le Cirque du Soleil,
il reprend la route avec les Wriggles pour ne plus jamais les quitter et construire avec eux cette belle carrière qu’on leur connaît aujourd’hui (Plusieurs centaines de dates en France et à l’étranger, le Zénith, l’Olympia, la Cigale, le Bataclan… 4 albums dont deux signés chez Atmosphérique/Universal, deux DVD…).
En 1998, c’est Olivier qui rejoint la capitale pour obtenir une maîtrise de philo. Il prépare, passe et repasse les concours de l’éducation nationale, tout en écrivant des chansons à ses heures perdues. Ce qui lui réussit nettement mieux puisqu’en 2001, l’idée vient aux deux frangins de se réunir pour créer Volo.
En 2004, les frangins signent chez opera-music et se lancent pour de bon dans l’aventure Volo sans pour autant imaginer que ce projet, au départ modeste et parallèle, prendra les proportions qui en font un des groupes “à suivre” des années 2005/2006. Depuis, riches de leur expérience avec les Wriggles, les Volo tracent leur route dans l’industrie du disque et des médias tout en défendant tranquillement leurs convictions : Ils acceptent de faire des t-shirts à leur effigie, mais selon des critères de commerce équitable stricts ; ils se prêtent au jeu de la promo, mais comptent surtout sur eux-mêmes pour accélérer l’état de leur notoriété. De fait, leur façon de vivre, leurs chansons et leurs idées ne font qu’un depuis toujours. C’est certainement, au-delà de la qualité de leur musique, ce qui emporte l’adhésion d’un public sans cesse grandissant qui attend aujourd’hui leur nouvel album avec impatience.
Vous avez commencé à bosser ensemble alors que Frédéric était chanteur et guitariste des Wriggles, et Olivier le régisseur. Comment se fait-il que vous n'ayez jamais fait de musique ensemble avant ça ? Ce n'était pas le bon moment ?
Olivier : Oui, c'est vrai, nous n'avions pas vraiment fait de musique ensemble avant les Wriggles, sauf dans le cercle familial. Lorsqu'on me propose la régie des Wriggles, le groupe tourne déjà depuis 5 ans, et environ 6 mois plus tard, on fait le premier concert de Volo, donc les choses se sont enchaînées.
A quoi ressemble une séance de travail entre frères ? Comment est-ce que vous fonctionnez ?
Frédo : On fait un métier d'échange et de partage, dans lequel il est important de s'exprimer, de dire ce qu'on pense, donc on communique beaucoup. On écrit chacun de son côté, et ensuite on va le chanter au frangin : Ce qu'on fait dans Volo doit nous plaire à tous les deux !
Olivier : Frangins ou pas, se dire les choses fait partie des exigences de base de notre boulot. Être frères n'est ni un avantage, ni un inconvénient, quand il s'agit de travailler ensemble !
Vous deux, vous êtes le noyau dur de Volo, mais vous travaillez aussi avec d'autres musiciens ? Pouvez-vous nous les présenter ?
Frédo : Bien sûr ! Alors, on a Hugo Barbet à la guitare, et Enrico Mattioli à la batterie, qui sont avec nous depuis le premier album, et nous accompagnent une nouvelle fois sur cette tournée. Ils sont avec nous sur scène, mais pour le prochain album, nous avons travaillé avec des musiciens extérieurs.
Olivier : A la basse, c'est un nouveau venu, Cyrille Pelletier. Auparavant, c'était Théo Girard qui nous suivait en concert, mais il était déjà engagé ailleurs donc il n'a pas pu participer à cette tournée.
Frédo : Et puis il ne faut pas oublier Florian Dubos et Jocelyn Moze, qui ont travaillé sur les arrangements du disque ! Les thèmes abordés par les chansons de Volo sont à la fois hyper personnels et très universels, fédérateurs. Est-ce que vous cherchez à donner une direction à votre écriture, vos compositions, ou est-ce que la structure de votre répertoire se construit de manière aléatoire, naturelle ?
Frédo : Effectivement, on a toujours un axe, un point de vue, un positionnement de base, qui part le plus souvent de notre vécu, mais qui peut aussi se désincarner si l'on touche un sujet sociétal, par exemple. D'ailleurs, l'album qui sort en février est déjà prêt, et avec le recul, en l'écoutant, on se rend compte d'une certaine dynamique, en effet.
Olivier : On aime jouer, s'amuser avec les mots. Ce style narratif est notre marque de fabrique. Aujourd'hui, quand j'écris, quand je compose, je n'aborde plus aucun texte sans me dire qu'il est destiné à être joué devant des gens, ce qui a pu être le cas auparavant. Ça peut donner une certaine dynamique, effectivement.
Parmi votre répertoire, y a t'il un morceau qui vous touche particulièrement ? Ou au contraire, une chanson que vous en avez marre de jouer ?
Olivier : Il y en a beaucoup, en fait ! La plupart des morceaux abordent des thèmes qui nous touchent plus ou moins, de différentes manières : on ne peut pas établir de hiérarchie.
Frédo : On a la chance de tourner maintenant avec 12 nouvelles chansons, ça permet de passer le relais, de ne pas se lasser. Mais certains morceaux sont plébiscités par le public, et on n'imagine pas ne plus les jouer !
Olivier : Il faut dire qu'on n'a pas fait non plus des milliers de dates ! Puis les albums se sont enchaînés, donc le répertoire a été renouvelé continuellement. Il y a même certains morceaux que nous avons très peu jouées en concert.
Frédo : Oui, puis l'intérêt du spectacle vivant est justement de réarranger les chansons, de les jouer autrement d'un concert à l'autre. Ça créé la surprise pour les gens, et ça permet de ne pas se lasser.
Vos influences sont hyper variées, on sent que vous êtes très curieux, musicalement et de manière générale. Est-ce que vous vous souvenez de ce que vous écoutiez comme musique, étant enfants ?
Olivier : Nos goûts musicaux se sont construits petit à petit, ce sont des concours de circonstances. Je n'ai pas d'exemple précis, mais j'ai eu énormément d'émotions musicales étant enfant : Nos parents écoutaient beaucoup de musique, j'ai des souvenirs de gamins qui me donnent des frissons. Certaines musiques résonnent en nous.
Est-ce qu'il y a des artistes qui vous plaisent particulièrement en ce moment ? Qu'est-ce que vous écoutez ?
Frédo : Alors en ce moment, j'aime beaucoup Merlot, qui fera notre première partie à la Cigale, le 23 novembre. Sinon, en règle générale, dans la voiture j'aime bien écouter du jazz.
Olivier : Ce que j'écoute n'est pas vraiment nouveau ou actuel, et d'ailleurs c'est assez éloigné de la musique que nous faisons. J'aime beaucoup Syd Matters, Radiohead, il y a des albums qui nous suivent, dans la vie.
Les trois disques, Bien zarbos, Jours heureux, et En attendant ont tous vu le jour en l'espace de 4 ans, et une longue tournée a suivi. Qu'est-ce que vous avez fait, depuis ?
Frédo : On a complètement arrêté de tourner pendant un an et demi, pour se consacrer à l'écriture du nouvel album, donc on renoue tout juste avec la scène. La première date de la tournée, hier soir à Frontignan s'est super bien passée, et on est ravis de revenir à la Baie des Singes !
Le nouvel album ne devrait pas tarder à sortir, comment le définiriez-vous ? Comment s'est passé la création, l'enregistrement ?
Frédo : Il sort en effet en février 2013. On a un peu lâché prise sur nos chansons, pour ce nouvel album, puisqu'on a confié la réalisation à des personnes extérieures. Et nous avons été agréablement surpris du résultat ! Les arrangements du nouvel album apportent une belle nouveauté, sans perdre pour autant l'essence de Volo, à savoir des guitares sèches, des voix, et une certaine mélancolie.
Olivier : Pour les gens qui attendent la sortie de l'album, il y a un peu de suspense, c'est vrai. Ce sera sans doute une surprise pour ceux qui nous suivent et connaissent déjà Volo : Est-ce qu'ils vont trouver ça bien, ou préférer ce qu'on faisait avant ? On ne peut pas savoir, en tout cas, nous avons déjà fait écouter le disque à nos proches, à notre entourage, et nous n'avons pas eu de critiques !
Merci à vous deux de m'avoir accordé un peu de temps : avez-vous quelque chose à ajouter, pour finir ?
Frédo : Nous sommes en tournée dans toute la France, et nous serons à la Cigale le 23 novembre ! On invite tout le monde à venir découvrir nos nouveaux morceaux sur scène, avant la sortie de l'album !
Elodie pour Zikannuaire.com
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