Quatrième album des teutons de War From A Harlots Mouth, dont le parcours a commencé en 2005. Ils officient dans un registre Math Core Grind et ne sont pas là pour tricoter à part avec la complexité des plans.
Passé la petite intro, Vertigo vous invite, une fois n’est pas coutume, à vous démonter la nuque à grand coup de blasts et de plans lourds en alternance. Et ce n’est que le début, c’est la guerre le basse/batterie est monumental, on se retrouve satellisé hors de son corps.
C’est haché, saccadé, Of Fear And Total Control ou Temple, et ce n’est pas sans rappeler Gojira, sur certains plans que ce soit niveau chant, plan mélodique, The Black Lodge, ou changement mais les faisant passer pour des enfants de chœur derrière un tel déluge de violence et de brutalité.
Jamais ça ne se calme, à part lors de l’interlude Beyond Life And Death, car le démontage de mâchoire à grand coup de pain dans la gueule ne se fait pas prier derrière To The Villains. On flirte entre jazz core et grind, ça part dans tous les sens, c’est technique et ça dépote.
Malgré une intro calme mais glauque Krycek, vous matraque le cerveau par sa lourdeur incroyable pour vous préparer à vous botter le derche, Scopophobia, introduisant même des mélodies de chant clair. Catacombae réveille les morts par sa brutalité, et finit de vous mettre des coups de pompes dans la panse à coup de blasts et de mid-tempo afin que vous ne ressembliez plus qu’à une galette lors de Epiphany. Et comme vous n’en avez pas assez Dolph Lundgren viendra vous piétiner la tronche en guise de bonus, superbe reprise de Will Haven, pour finir avec une version demo de To The Villains.
Donc voilà, après m’être fait marteler la figure pendant toute la durée de l’album, je n’ai plus qu’à ressortir mes oreilles de mon crâne, décoller mes yeux de leur orbites et ramasser ma bouche qui s’est fait la malle. En bref, violent, malsain, technique, puissant, énorme !
Sortie le 19 Octobre 2012 via Season Of Mist