Ding dong, mais qui sonne à ma porte ? Les Lascars de Naïve avec leur tout dernier méfait Illuminatis. Le successeur du glorieux The End, délivre un nouvelle fois le trio et son de trip-hop intimement lié à du métal français. Me voilà donc prêt à me prendre une gifle, avec ces onze nouveaux titres. Dès l’engagement sur Transoceanic, on constate facilement que l’on est sur le même calibrage musical, et cette véritable catalyse entre métal, rock progressif et trip-hop fédérateurs. Les afficionados de la formation ne seront clairement pas dépaysés.
L’artwork accroche instinctivement le regard, tandis que leur musique s’infuse dans mes esgourdes capricieuses. La formatage est plus râpeux que le précèdent avec une bonne dose d’expérimentation ce qui lui enlève le coté planant d’avant. Les titres sont plus contrastés, à l’image du titre d’ouverture et ses envolées atmosphériques portées pas des riffs lourds et incisifs. Tandis que Belly s’ouvre sur un métal plus brutal entrecoupé par un rap et autres hurlements. Focus quant à lui, se distingue par son amalgame bluesy et calmé, survitaminé par un zeste très oriental… Les treize minutes de Luna Militis rendent le morceau impressionnant avec ses grattes surmultipliées, offensives et entrelacées sur des passages très Hip Hop. Ce titre est un régal auditif, et mérite largement le détour…
Circles me rappelle par ses intonations Tangerine Dream avec une structure électronique pour finalement s’impacter avec vélocité surcontre un mur métal-électro fort aguicheur. Le clôture de l’ouvrage est de plus mitigée ave des parties vocales qui sont en retrait par rapport au reste et largement moins maitrisées. L’ensemble reste tout de même propre et suffisamment talentueux pour satisfaire les amateurs du genre les plus exigeants. Malgré un dynamisme omniprésent et une sécurité musicale, Illuminatis est un cran en dessous de The End avec ce manque d’homogénéité assez préoccupant.
Un produit fort en gueule, qui malgré quelques manques sur la tenue vocale reste suffisamment riche et attrayant pour une écoute et un éventuel achat. N’hésitez pas, surtout si vous êtes fans du style…
Sortie le 9 octobre 2012 en autoproduction