Voilà plus d’un an, je voyais Extra Life lors de l’Impetus Festival à Belfort en me disant il faudra que j’y jette une oreille. Et bien, c’est chose faite et je ne regrette pas.Attention, ce n’est pas une musique pour tout le monde, non pas que ce soit violent bien au contraire, mais plutôt tellement étrange que cela peu déranger.
En effet, No Dreams Tonight est un morceau de près de cinq minutes entièrement à la guitare en son clair accompagné par moment d’une flute et surtout de ce chant si particulier rappelant inévitablement des groupes tel que Death In June, Current 93 ou Sol Invictus. Du coup ce morceau fait penser à une sorte de complainte.
Du coup quand la basse saccadée de Righteous Seed arrive on se retrouve décontenancé avant d’entrer presque immédiatement de ce monde étrange grâce au chant, la batterie et les nappes mélodiques qui accompagnent le tout. Une sorte de pression montante se fait sentir le jeu du batteur aidant, la rythmique s’installe et ça tourne. Excellent, j’adore.
Ambiance plutôt calme sur Discipline For Edwin à coup de roulements sur la caisse claire sans timbre collés au chant pendant une minute trente puis ça pète un peu à la NoMeansNo, surtout au niveau du chant. L’enchainement avec Little One est très très calme, juste piano et chant parfois à consonance religieux puis violon ou synthé, l’apaisement pourrait être là mais la tristesse se fait sentir. Toujours cette fameuse ambiance étrange, propre au style art-rock du groupe, First Song ne déroge pas avec un son de basse très particulier mais plutôt sympa et rythmique syncopée.
On arrive sur Blindest Beast et on tombe sur une rythmique super lente, chant typique de Charlie Looker, on est à la limite de la déprime mais c’est bon. Le morceau fait plus de quatorze minutes, ce qui en fait sa richesse car plusieurs passages diffèrent avec de la guitare bien barrée, une basse extraordinaire lors des refrains et une montée du batteur absolument fantastique. Pour finir ce disque, Ten Year Teardrop nous emmène de façon calme dans une première moitié de morceau qui dure plus de douze minute avant d’envoyer, tel un pétage de plomb, un noise bruitiste avant de retomber, pas mal.
Pas facile, de décrire ce disque du coup, j’ai choisi le track by track car on touche un registre étrange donc j’ai fait une chronique différente qui, j’espère, attirera les curieux en mal de nouveautés qui ne ressemblent pas à ce qu’il se fait de banal.
Sortie le 7 Mai 2012 via Africantape