Ça commence par une guitare seule donnant une ambiance glauque faisant sentir à l’auditeur que ça ne restera pas comme ça et en effet au bout de deux minutes ma spécialité le Head to Knee (HTN) se fait sentir. Birds In Row est exactement le genre de groupe dont j’avais besoin aujourd’hui. Un truc qui démonte la nuque, qui me met presque en transe, qui me remue les tripes.
Donc là, comme le nom de l’album l’indique, ce n’est pas vraiment un album mais plutôt la réunion des deux EP qu’ils ont sortis en 2010, à savoir Rise Of The Phoenix et Cottbus. Une fois Among The Ashes passée et décrite ci-dessus en intro, le reste des morceaux ne baisse pas en intensité et vous propulse dans un enchainement de mouvements frénétiques se plaquant parfaitement sur les riffs et la rythmique.
On alterne entre brutalité et gros plan HxC, les bucherons de Laval me transportent, les mélodies sont excellentes et le chant une merveille, juste ce qu’il me fallait…Colossus ou Ace Of Fools en sont la preuve.
L’avantage, c’est que ce n’est pas qu’une débauche de violence, les parties mélodiques d’A Kid Called Dreamer font un des contrepieds de ce disque.
Donc l’EP Cottbus touche à sa fin avec Outro qui n’est pas sans rappeler Wretched World de Converge et on enchaine avec Rise Of The Phoenix et l’intro de The Letter basse/batterie, et c’est reparti, je me remets à sauter partout et à commencer à détruire mes cervicales en vue du lundi travaillé.
Die, Testosterone, Die n’y changera rien, Orange Disease enfoncera le clou, l’intro d’Actus Fidei met la pression et lâche sa rage, c’est trop bon.
Quant à Phoenix, elle n’est sur aucune des deux tracklist d’origine, la prod’ est différente et elle a le rôle de conclure cet album et relève parfaitement le challenge tout en sauvagerie.
Voilà, une sorte de "best of " qui permet de posséder leur deux premiers EP en attendant la sortie imminente de leur nouvel album. Et surtout en vous dessoudant le cervelet de la boite crânienne à la manière de Converge, Birds In Row valeur montante et sûre.
Sortie en 2012 via Throatruiner Records