Nos lascars d’Evian, sonnent à ma porte avec leur tout dernier méfait en main. Libre comme l’ombre me propose treize titres forgés dans un rock bien dans la mouvance de groupes tels que Noir Désir ou Eiffel, avec des textes gouleyants et talentueux. C’est clairement la force de frappe du groupe, des textes bien dans l’esprit d’un Alain Bashung flirtants avec ceux de Jacques Brel. L’ouvrage fût forgé au Globe Audio et masterisé par Alexis Badinet (Noir Désir, Effeil, Kaly Live Club, Cocoon, M. Jonasz, Mademoiselle K), ce qui est sur le papier un superbe gage de qualité.
Infusons-nous en direct live une bonne tranche de rock et dès Déjà tard nous voilà sur la route de leur art, un cru haut de gamme aux ingrédients incisifs et qualitatifs. Entre accroche fédératrice, et une sensualité rock totalement baignée sur une poésie omniprésente, l’assemblage et des plus révélateurs. Les structures sont dans le classicisme du genre avec des guitares énervées et magnifiquement bien menées, intimement liées à une rythmique des plus efficace. Le chant de Mikaël, apporte de l’ampleur et du caractère. Leur univers s’installe tranquillement dans mon salon entre folk sensible et un rock plus engagés et maitrisé.
Ils tapent là où il le faut, sans pour autant devenir moraliste sur des titres tels que L'un sans l'autre, L'arbre , Les pavots se fanent ou bien encore On s'en balance. Leurs morceaux nous ouvrent les yeux sur des thèmes intemporels et impactant de par leur fusion de cœur. L’alchimie est parfaite, assurant avec intelligence une cohésion digne des plus grands. Pas de concession , la catalyse est parfaite et assume parfaitement bien cette montée en gamme.
Le produit nous offre un excellent moment d’écoute, alliant une richesse des mots à une musique mature et parfaitement bien calibrée pour tous les amateurs exigeants de rock à la française . On se laisse vite entrainer sur leurs tempos sensuels, et on se surprend à en redemander. A déguster sans restriction !
Sortie le 22 septembre 2012 en autoproduction