Neal Schon membre fondateur des légendaires Journey (si si l’ultra tube Don't stop believing) nous présente « The calling » son dernier album en solo à ce jour. Si vous ne le connaissez pas, Neal Schon hormis d’être le guitariste de Journey est né le le 27 février 1954 et a été recruté à l’âge de 15 par Monsieur Santana ; Oui 15 ans… A un âge où certains vont encore à l’école ou commencent tout simplement à apprendre à jouer de leur instrument, Neal lui était déjà vu comme un prodige de la 6 cordes ! C’est pour dire…
Dans sa carrière musicale, touche à tout, Neal Schon a également (entre autre) participé aux projets musicaux Azteca (latin rock), H.S.A.S (pour Hagar Schon Aaronson Shrieve) ou Bad English ("super groupe" réunissant Neal Schon, Deen Castronovo, Ricky Phillips, Jonathan Cain et John Waite). The calling est avant tout un album de Neal Schon, 100% instrumental où il est accompagné de Steve Smith à la batterie (ancien batteur de Journey) et Igor Len aux claviers (Santana, Bryan Adams, Bonnie Raitt). Neal tient également sur cet album la basse. Un invité spécial apparait sur cet album, il s’agit de Jan Hammer (père du jazz rock fusion) au "moog". Les présentations sont maintenant faites, passons à The calling…
L’album commence par le titre éponyme et single The calling, suivi par 11 titres où l’on retrouve tous les standards d’un album solo proposé par un guitariste. Sur The calling Neal n’est pas avare en effets sur son instrument. Neal Schon est tout de même, c’est vrai un virtuose de la 6 cordes, c’est indéniable ; mais attention ! Neal est superbement secondé par les musiciens qui l’accompagnent : Des maîtres en la matière (et surtout pas des inconnus) et expose tout son panel d’influences musicales (fusion, rock, musique latine, funk…).
Durant cet album on ne s’embête pas. Les morceaux sont biens construits, mais une chose marque en écoutant The calling ; c’est la bonne humeur que dégage ce disque, on ressent bien que Neal s’éclate et se sent bien dans sa vie artistique (un nouvel album solo, une tournée avec Journey qui va bientôt démarrer que demander de plus…)
Toutefois, seul petit bémol, si The calling est un album agréable à écouter il ne révolutionnera tout de même pas le genre. Neal s’adresse il est vrai (hormis les fans de Journey qui le suivent), aux fanatiques de la guitare et aux albums solos proposés par des musiciens tels que Joe Satriani (certains passages de The calling s’en approchent), Steve Vai ou Marty Friedman.
Pour conclure, un petit conseil, écouter cet album en voiture peut s’avérer risqué : The calling donne la pêche et l’envie d’appuyer sur le champignon, écoutez plutôt cet album confortablement dans un bon fauteuil…
Sortie le 19 octobre 2012 via Frontiers Records