L’album démarre par une intro à la basse bien grasse accompagné par la suite par une petite guitare la pression monte la batterie s’en mêle et au bout de deux minutes ça pète, ça gueule, ça beute. Plan HxC à souhait, rien pour arranger ma nuque meurtrie par mon dernier concert, Spylown déboite et emmanche, c’est une certitude !
En effet tout au long de cet album, j’en prends plein la gueule, on est dans un domaine que j’aime et dont j’ai besoin régulièrement, le démembrement méticuleux et précis de chaque partie du corps par le martèlement musical sous le regard interrogateur des amis de mes enfants qui n’ont que le tout venant de la radio comme référence, et c’est bien normal à leur âge.
Donc, reprenons, Spylown ne vous lâche pas plans HxC et blast s’enchainent au fur et à mesure des titres, c’est bon et j’imagine déjà le pit en live, il va y avoir du sang. Step by step est un peu la cerise sur le gâteau, ça gueule tout le temps, plans hachés et syncopés sont démentiels. Grattes en contre temps et blasts rouleaux compresseur sont de rigueur sur The Paper God.
Bon, vous l’aurez compris, Spylown ne fait pas dans le point de croix, le pilonnage est constant Give Me The Truth, et les pauses n’existent pas, même si on retrouve une touche groove sur cette dernière, un mid tempo crade sur Refused, Even The Noise ou une intro façon fanfare sur Inside, la débauche de violence est constante tout au long du disque.
On oscille entre le HxC et le grind. Le déboitage est physique et neuronale sur Dead Pigs. Le mot de la fin est donné par Nothing et ce n’est pas rien, c’est lourd, crade malsain, glauque, terrible sous oppression constante et les guitares sont viscérales, j’adore.
Voilà, on est au bout, j’ai encore flingué un t-shirt et il faut que je range tout ce qui a volé autour de moi, fait chier parfois pour certain disque il faudrait une pièce capitonnée et une camisole…..les suisses de Spylown présentent ici un deuxième album destructeur….
Sortie septembre 2012 via Heimathome Records