Après une grande absence suite à l’ouvrage prédécesseur Cruel Melody (2007), les gars de Black Light Burns reviennent sur le devant de la scène avec leur metal industriel alliant à la perfection l’art de lNine Inch Nails au rouleau compresseur de Queens Of The Stone Age. Bien entendu nous retrouvons l’immense talent du gratteux et multi-instrumentiste Wes Borland (Limp Bizkit), sur les quinze titres proposés. Le calibre est incisif et fédérateur avec une attitude punk digne des Dead Kennedys.
Les guitares sont clairement la pièce maitresse de cet effort avec des rythmiques à la Frank Zappa, riffs créatifs et fusionnels complètement appuyés par une basse performante et tout en relief. La batterie est limitée au stricte nécessaire laissant un large espace aux autres instruments tout en apportant de l’efficacité. La voix est totalement assumée par Wes Borland, ce qui démontre sa force et sa facette multidisciplinaire. Même s’il n’a pas une voix exceptionnelle, elle reste suffisamment impactante et travaillée pour satisfaire un large panel d’auditeurs .
Chaque titre nous délivre sa dose de surprises, tel The Colour Escapes qui résonne comme une alchimie ethnique entre David Bowie, Nine Inch Nails et Beck. Scream Hallelujah quant à lui mélange un fond de bouillon new wave et de rock’n’roll. L’éclectisme est omniprésent, ce qui pousse cet ouvrage vers l’avant pour le plaisir de nos cages à miel. The Moment You Realize You're Going To Fall est agréable à l’écoute et flatte relativement bien mes sens capricieux.
Finalement cet effort est suffisamment mature et se démarque par son excentricité même sur le substrat de base est fortement influencé par Nine Inch Nails. Malgré cette familiarité omniprésente, le produit est distrayant, imprévisible et bizarrement très accrocheur.
Sortie le 14 août 2012 via Rocket Science