Voilà que la bande à Fréderic De Cecco formée en 2004 avec l'ex-bassiste de Patrick Rondat et l’ex- chanteur et batteur de Inner Visions nous invitent à les découvrir en version live avec cet album They Live. Faisant suite à l’album studio The Monolith effect, le quatuor nous infuse leur alchimie aux divers ingrédients tels que noirceur, beauté, lyrisme, violence, sincérité et cynisme… Le titre est clairement tiré d’un film de John Carpenter, d'après la nouvelle Les Fascinateurs. Univers de SF, s'impactant sans mal dans ma petite caboche rebelle.
Dès l’engagement avec le titre éponyme on s’enfonce dans un goudron heavy proche du power métal avec des relents très américanisés qui s’entrelacent à des rythmes syncopés conditionnés par une brutalité fusionnée à des mélodies addictives. Nous retrouvons leurs structures complexes aux lignes instrumentales alambiquées, et un large panel d’influences allant de Queen à Meshuggah. Les onze titres s’installent tranquillement entre homogénéité et maturité démontrant cette virtuosité quasi-shreedée... L’alchimie et offensive, est dynamisée par un chant aux variations omniprésentes allant du Hard Rock à des growls incisifs.
Au final, nous avons entre les mains un ouvrage à la personnalité convaincante totalement lié à un art riche et attrayant. Ils savent mettre la pression là où il le faut, même s’ils ne font pas forcément dans l’originalité. L’album reste bien calibré et suffisamment attrayant pour dépasser nos frontières et ne pas passer inaperçu sur la scène métal actuelle.
Sortie le 24 septembre 2012 chez Brennus