Quand le stoner nous tient, on a bien du mal à s’extraire de ce goudron brûlant et gluant. Nous voilà face à une déesse égyptienne revêtue de cuir, et ces dignes représentants dont l’unique but et de nous en mettre plein les cages à miel avec une énergie brute tartinée sur un stoner fusionnant. Après quelques festivals tels que Eurockennes, Greenfield FestivaL, Wacken Openair, et une nomination au M4Music sans oublier des premières parties détonantes avec The Gaslight Anthem, Coroner ou encore Bad Religion, ils se décident de conquérir notre beau territoire relativement vierge du genre proposé.
On s’engage sur les chapeaux de roues avec Holy Shit au calibrage crasseux, sexy et rock’ ‘roll. Puis s’ensuit Pretty Kill qui résonne comme un hommage aux Queens of the Stone Age tout en gardant cette lignée musicale et une personnalité accrue. Entre stoner dégoulinant et un grunge très nineties aux influences marquées par Soundgarden, Tad, Mudhoney ou Alice In Chains. Certains titres sont très téléphonés, mais reste impactant avec des emballées noisy complétement déstructurées. Leurs talents forcent le respect, et nous distillent un aggloméra d’influences fort en gueule. Ils ont même osé une petite ballade gentillette Because it Hurts, histoire de permettre à leur frontman de s’exprimer…
Le trio Lausanois confrère de formation tel que Monkey 3, Songs of Neptune nous offre un produit de qualité, à la mécanique parfaitement bien huilée posée sur vélocité et une rage punk intimement lié au groove d’un art fédératrice. Ils nous rappellent l’essentiel de leur musique sacrement bien foutue et faite pour nous bastonner les cervicales. Je reste persuadé que la Suisse est un véritable creuset, où se forge continuellement un rock pur de dur…
Sortie le 24 septembre 2012 via Headstrong Records