Bienvenus pour lire la chronique du deuxième album des allemands de Freitod. Pour les personnes qui ne connaissant pas le groupe, ils sont deux et chantent dans leur langue natale. Cet album est surprenant par sa conception musicale. Généralement, on constate que le black est méchant et fort, ici, une part large est faite à l'ambiance mélancolique orchestrée par deux voix au micro, une gutturale, torturée et une claire, une guitare très carrée et mélodique.
La durée est très convenable pour un disque dans ce style et les chansons sont sur une ligne très sombre de rock gothique ou les rythmes black metal surviennent pour entrecouper des thèmes lourds et lents.
Alterner une voix clair et une criarde peut surprendre et même lasser, on adhère ou pas. Je retiendrais Letztes Wort pour un riff marquant et Der Traumsturm avec sa guitare omniprésente. Il semble que les textes abordent les thèmes du suicide, de la douleur et de la dépression. On peut aussi notre l'influence de Katatonia et de Anathema dans les compos.
L'utilisation de la langue allemande peut sembler être une mauvaise idée. A l'écoute, j'ai comme l'impression qu'elle ne s'adapte pas vraiment une ambiance lente, sombre, oppressante. A ça, peut s'ajouter que je trouve que la voix claire peut se faire molle par moment voire même un peu juste.
Regenjahre se laisse écouter, sans pour autant que je trouve quelque chose d'exceptionnel. C'est un bon black metal, dark, légèrement pagan, peut être d'avant-garde. Certes, mais il ne manquerait pas grand-chose pour que les compositions soient plus intenses. Une sorte d'impression de nudité musicale.
Pour vous dire vraiment, je n'aime pas trop cet album. A mon avis, il est plutôt destiné aux fans de cette musique qui adorent les tempos et les pauses bien placés dans une ambiance ténébreuse.
En tout cas et je vais conclure là-dessus, ils ont du mérite de sortir cet album en étant deux. Un travail à remarquer.
Sortie le 21 septembre 2012 via Van Records