Attention, nous voilà face à face avec une sacrée bande de déglingués ? En ce moment je saturais quelque peu face à une actualité musicale riche mais stérile, redondante et relativement inintéressante. Et Pang ! voilà une galette qui me revigore les neurones en me pliant en deux comme un uppercut bien placé. Ce cinquième acide de nos lascars me défrise les poils du nez en me plongeant la tronche en immersion dans un béton renforcé. Pas de répit pour reprendre ma respiration, me voilà presque à bout de souffle !
Dès Forget ça bourrine tout en flirtant du côté de l’extrême avec une subtilité de bulldog qui court après un mur rythmique enflammé. Le quintet distille un cru violent en totale opposition avec le rendu mélodique et émotionnel qui en résulte et cette magnifique accentuation mathcore à la manière d’un Dillinger Escape Plan. Petite douceur féminine sur You, qui s’entrechoque sur l’excellent First et son influence western spaghetti. Le piano scream, s’intercale avec parcimonie apportant un appui bien calibré au gueulard de service Josh Scogin, véritable marathonien branché sur une transfusion d’adrénaline. Le frontman nous propose un large registre, jusqu’à l’explosion de mon tympan droit.
Le produit est détonant, mais n’y cherchez pas le moindre point d’accroche ou de structure stable, car le skeud ressemble plus à un chaos bordeliquement bien organisé. Le méfait se catalyse sur cinq mots Schizophrène, violent, malsain, explosif et jouissif nous prenant continuellement à contrepied ce qui rend l’approche rudement compliquée pour un public non averti. Malgré pas mal de similitude sur les riffs d’un titre à l’autre, The Chariot nous claque littéralement la tronche en jouant continuellement avec nos nerfs sur les dix titres proposés. Attention l’écoute est violente, je viens de ramasser mes ratiches sur le tapis du salon...
Sortie le 21 Septembre 2012 via Season Of Mist