Il va me sembler que c'est compliquer de dire quelques choses sur l'album de Winters, trio londonien, tellement Berlin Occult Bureau est alambiqué. Tout d'abord, l'ambiance. C'est du dark, sludge, Black Sabbath. Une voix claire, posée, calme sur tout le disque. Le son très personnel surfant sur la vague revival des styles précédemment cités, nous emporte dans un univers subtilement noir et parfois noizy. La guitare saturée omniprésente et la batterie doomesque nous entrainent dans un monde ténébreux ou se mêlent occultisme et rock. Les fans du genre apprécieront certainement mais…il y a toujours un mais…j'ai l'impression que les titres tournent en rond et qu'on peut s'en lasser rapidement.
Bon ok, des morceaux comme Berlin Occult Bureau, No Tomorrow ou encore Run Run Run Run sont bien porteurs de la qualité du groupe. Petite parenthèse là-dessus, l'album est produit par le label de Lee Dorian ce qui n'est pas rien. Je referme la parenthèse.
Donc, je disais que malgré tout, cet album manque un peu d'audace, de créativité. D'accord, les musiciens ont voulu faire un disque qui leur ressemble, qui soit bien dans leur monde. Je regrette qu'un titre ne se démarque pas vraiment des autres. Le manque d'énergie. Des morceaux qui ne prennent pas vraiment leur envol et des mélodies oubliées font que j'ai envie de passer à autre chose. Peut être est ce que l'impression d'entendre par moment des sonorités empruntées à Nirvana ou à Foo Fighter qui me fais penser ça. Je ne m'attendais pas à entendre ce genre de choses.
Comme je le disais au début, dure sera la tache. Je suis très partagé concernant Berlin Occult Bureau. C'est un album, sans doute trop atypique, des sons éparpillés et piochés dans beaucoup trop d'influences, qui plaira plutôt aux fans de metal doom barré limite psychédélique.
De mon coté, je retiendrais que le cd contient dix titres pour une durée d'environ trente six minutes et que le dernier morceau, Geistkämpfer, m'a littéralement assommé. Plus de cinq minutes de chanson et entendre les mêmes mots pendant plus de deux minutes avec une musique ultra minimaliste, il n'en fallait pas plus pour que je déteste la fin de ce disque de Winters.
Sortie le 31 août 2012 via Van Records