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LAST TRAIN, c'est une claque à la première écoute. Un Rock&Roll assumé, loin des détours et fioritures du 21st Century. Un saut à pieds joints dans un trip sous acide, sans les inconvénients de la descente. C'est plus de 40 dates en deux ans dans l'Est de la France, mais aussi en Suisse et en Allemagne, qui prouvent leur soif de scènes et leur envie de se confronter au public. Et c'est sur ce véritable terrain de jeu que le jeune combo défend leur nouvel EP "What's Wrong With Me ?", qui déborde d'efficacité et surtout de personnalité.
Hello messieurs, bienvenus dans nos pages pour cet entretien. Commençons par une présentation du groupe depuis sa création.
J : Nous sommes cinq dans le groupe, avec une formation standard : deux guitaristes, un bassiste, un batteur et un chanteur. Nous jouons ensemble depuis longtemps, et ça a réellement commencé au lycée, avec l'arrivé du chanteur. A ce moment-là, on a amélioré nos chansons pendant jusqu'à avoir un set homogène, qui nous correspond.
Votre registre musical est forgé sur un rock stoner consenti, quelles sont vos influences premières ?
J-N : Si le stoner peut se faire ressentir dans nos chansons, c'est de loin le seul style de musique qui nous parle. Nous sommes ouvert à un paquet de genres différents, donc nos influences prennent des coups de tous les côtés : du punk très énervé, le rock revival 70', le rock&roll...
Vous venez de sortir un EP What's Wrong With Me ?. Pouvez-vous nous le décrire, les thèmes, les influences ?
A : On a sélectionné les chansons qui nous plaisaient le plus dans notre set, celles qu'on voulait vraiment couché sur CD. On était parti sur un cinq titres basique, mais Yann Matter (production) nous a poussé à enregistrer "Acid", qui n'était à la base qu'un jam. Ce titre fait alors ressortir d'autres aspects du groupe, (notamment ce qu'on écoute) et par la même occasion, montre qu'on peut jouer à moins de 200bpm !
Et votre processus de création ? Qui a fait quoi et comment conciliez-vous les idées de chacun ?
J : La base est généralement apportée par Jean-Noël (guitariste) avec un riff ou un plan, qu'on affine ensuite en répétition. Il arrive que ça foire, et que rien ne sorte, mais l'inverse est aussi vrai, comme avec "What's Wrong With Me ?", composée en une après-midi.
Comment s'est passé l'enregistrement et où ?
A : Il s'est déroulé durant l'été 2011, au studio Jeanne Dark (Yann Matter) à Zillisheim. Les prises de sons ont durées deux semaines alors que les prises chant ont été enregistrées en automne. Il y a eu un gros boulot de montage, lié au perfectionnisme de Yann.
Vous avez bossé avec Yann Matter et David Husser (Indochine, Speed Caravan). Parlez-nous des personnages et de leur apport dans votre musique…
J : Yann est le prof de guitare de Jean-Noël, c'est ainsi que le contact est né et que nous avons pû profiter de son expérience. Il nous a fait tester un paquet de trucs en studio, en l'utilisant de manière créative, "Acid" en est un exemple. C'est grâce à lui que David Husser a participé au projet. Ce dernier nous a permis d'obtenir un album fat qui nous correspond vraiment. Son travail a été décisif dans la réalisation de l'EP.
L’album est une autoproduction, vous êtes à la recherche d’un label ?
J-N : Pour l'instant, nous cherchons à jouer au maximum, sans nous poser de questions. Alors bien sûr, cela pourrait vraiment nous aider, mais l'occasion pour signer sur un label qui nous correspond ne s'est pas encore présenté. A voir dans l'avenir...
Au niveau matériel, êtes-vous fidèle à vos instruments, ou aimez-vous le changement perpétuel, la découverte ?
J : Les deux, mais on à pas les moyens de trop expérimenter votre deuxième proposition.
Les disquaires ferment les uns après les autres, le modèle économique de la musique s’effondre. Croyez-vous encore aux disques "physiques" pour l'avenir.
J : On ne croit plus en rien.
J-N : On achète encore tous les cinq des disques, et on accorde beaucoup d'importance à ça. Un disque, c'est la musique qui le compose, l'artwork, ou sa présence physique. Evidemment, on télécharge tous comme des batards, mais télécharger c'est découvrir, acheter c'est soutenir.
J : C'est profond. Comme il est écrit dans la question, un disque c'est physique, et c'est plutôt balèze comme idée. Ce n’est pas seulement un fichier perdu dans ton dossier "Musique", mais il est là, il te prend de la place.
A l’inverse beaucoup d’artistes proposent des versions vinyles de leur album. Cette idée vous a trotté dans la tête ?
A : Tout à fait, on en à déjà parlé, mais pas pour ce projet. En effet d'autres surprises sont à prévoir.
Quelles sont vos ambitions actuelles ?
J : Finir cette interview.
A : Comme on l'a dit toute à l'heure, on veut jouer au maximum : dans des bars, des caf-conc, mais aussi des plus grosses salles. Nous avons deux projets de tournée, une française, mais aussi dans l'Est de l'Europe. Maintenant que nous avons joué dans beaucoup de salles alsaciennes dans le cadre de tremplin, on aimerait vraiment pouvoir faire des premières parties d'artistes qui nous ont influencés, et qui nous influences encore.
Quel est l’album et/ou le livre qui a franchement marqué votre paysage musical et culturel en cette année 2012 ?
J-N : Pour ma part j'ai pas découvert énormément de trucs cette année, mais 2012 n'est pas fini. Si je dois citer deux artistes "récents" qui m'ont franchement marqués, ce sont WU LYF et surtout THE BLACK ANGELS. Mais encore une fois, cela ne se fait pas fondamentalement ressentir dans LAST TRAIN.
A : WU LYF...
J : WU LYF...
Avec qui aimeriez-vous partager une scène actuellement ?
J-N : The Bronx, Jim Jones Revue, The Computers !
Je vous laisse conclure l'entretien avec ce que bon vous semble.
J-N : Faire avancer un groupe, c'est pas la tâche la plus facile, ça passe par un tas de mails, d'entretiens, de démarches, et surtout de temps. La plupart des acteurs comme vous, qui sont très importants pour la promotion d'un groupe, ne prennent pas de leur temps pour les indépendants. C'est pourquoi : Merci.
A : La prochaine fois c'est nous qui invitons !
J : Nous laisser carte blanche pour conclure, c'était pas mal risqué. Ce n'aurait pas été une interview, mais une saga ! "Pigeon. Oiseau à la grise robe, dans l'enfer des villes, à mon regard tu te dérobes. Tu es vraiment le plus agile." Et merci beaucoup !
Gérard pour Zikannuaire.com
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