Les quatre britanniques n'ont pas attendu l’engouement suscité par les Datsuns, Jet et autres Wolfmother pour lancer leur grosse cylindrée sur l’autoroutes du rock’n’roll. Depuis 2003, le gang de Justin Hawkins, recycle à sa manière, l’héritage glam et metal que nous ont laissé les AC/DC, Queen, Thin Lizzy et Aerosmith.
Ce troisième album nous renvoie à la fin des 70’s début des 80’s époque où les groupes rock tenaient le haut du pavé. Harmonies vocales à la tierce, batterie martelée, orgues 70’s, riffs de guitares soniques jusqu’à ces voix suraigües noyées dans les vapeurs de blues et d’alcool fort, tout amateur de rock qui se respecte appréciera ces mélodies hautes en couleur et ces harmonies qui fleurent bon les 70’s. Disons le tout net : avec leurs aux guitares hard rock stridentes d’un autre temps, ces quadragénaires déjantés sonnent à part dans le paysage audio actuel. The Darkness fait une musique brut, sale mais fun, une musique pour bikers aux cheveux longs qui descendent bières sur bières dans les bars le vendredi soir.
Sur leur dernier Hot Cakes tout est organique, vrombrissant, aussi chaud bouillant que les cités du Suffolk dont ils sont originaires. Certains titres sont tubesques à l’image de ce Keep me hangin on, particulièrement nerveux tel ce Every Inch Of You voir carrément électriques comme ce magistral She just a girl Eddie . C’est un enchevêtrement de basses qui pilonnent, de roulement batteries en syncopes, de cymbales ouvertes.
Une bande son où règne la folie électrique comme on l’entendait dans les 70’s. Quand la voix écorchée et métallique du leader monte vers les cimes, les longs solos de guitares hurlent comme des coups de sirènes dans la nuit. Cela faisait longtemps que l’on avait pas entendu ce mélange de force et de lyrisme dans les voix. Amateurs de glam metal à l'esprit sex drogs & rock'n'roll, cet album est une véritable onde choc qui emporte tout sur son passage.
A découvrir sur scène au Stade le France le 22 octobre en premiere partie de Lady Gaga.