Les américains de Nachtmystium proposent ici leur sixième album, toujours dans une voie Black Metal mais à leur propre sauce.
En effet, même si les deux premiers titres, Dawn Over The Ruins Of Jerusalem et Silencing Machine sont dans la veine true black metal avec un coté assez mélodique et moins sale, le reste de l’album pourra en surprendre plus d’un et même les non-fans du genre pourront y prendre plaisir.
L’intro d’And I Control You prend le début de l’album à contrepied et me fait découvrir une autre façon d’appréhender le black metal. Très mélodique où ne reste du style que ce chant si typique. C’est donc à partir de là, que tous points de vue changent et les huit minutes trente de The Lepers Of Destitution enfonce le clou, mélodie entêtante, accélération, tout en gardant une ambiance macabre vraiment sympa.
Au fur et à mesure des écoutes, plusieurs éléments apparaissent d’abord, ce nouveau genre de black (désolé, je ne connais pas tout), puis ce côté cyber par ses sonorités de samples si robotique Borrowed Hope and Broken Dreams ou Reduced To Ashes amplifié par une sorte mélodie qui aurait pu être un chant féminin.
Enfin un côté indus sur Decimation Annihilation et un coté vraiment étrange sur Give Me The Grave faisant penser à une sorte de rock heavy, sans conviction pour celle-ci.
Le final est abordé de façon plutôt calme avec These Rooms In Which We Weep qui est dans l’ensemble assez lente, surprenante et entêtante mais surtout bien morbide comme j’aime.
Donc voilà, Nachtmystium me fait retrouver un genre avec lequel j’étais en froid depuis plusieurs années et pour lequel je n’avais qu’un dieu, à savoir Samael, ce dernier étant indétrônable à mon goût. Le black metal de Nachtmystium est différent et envoutant, et je vous le conseille fortement.