C’est après une longue attente, suite à leur premier EP datant de 2009 que les gars de God Damn déboulent dans les bacs chez les disquaires. Derrière un artwork peu accueillant bardé de noir et rouge, se cachent onze titres en latence. Il ne tient qu’à vous de les allumer sur votre platine. Après un départ en « burn out », avec Hangman's rope, on plonge instinctivement dans une eau bouillonnante entre le core et la vélocité d’un métal moderne. Pas de concession pour un art bourrin et vigoureux, crachant avec brio sa hargne…
Un son bourré de testostérones posé sur des guitares et des vocaux en traction directe par un V12 gonflé au hardcore. L’interprétation est gouleyante ne laissant aucune place à la finesse, nous collant avec insistance la tronche contre un bitume brûlant, dégageant une odeur d’huile satanique engluant la gomme de mes baskets. On retrouve cette rage propre aux nineties, contrastée par une petite interlude en milieu d’ouvrage afin de reprendre un peu de souffle bien vite coupé par l’uppercut de I could be Jay. Replacing older times est en ce qui me concerne le titre phare de la galette, avec juste derrière le très bon Never look your fate down.
Un ouvrage percutant, voir incisif qui pue la bière chaude mélangée à la sueur d’un soir de concert. Loin de toutes tranquillités, ce skeud fort en gueule et relativement musclé va plaire à tous les afficionados exigeants de hardcore couillu. A écouter à fond de volume, histoire de décalaminer vos chastes esgourdes. Attention après deux écoutes, des symptômes d’acouphènes peuvent se ressentir !