Les parisiens de Dreadful Silence me lancent à la face leur tout premier album joliment dénommé Carnival of Dead Bodies. Le calibrage musical est sans réelle surprise et calé sur un registre power métal comportant de larges influences liées au Hardcore,Thrash, Death. Dès l’engagement avec The great opening qui suit une introduction, on ressent les influences premières qui s’accentuent du côté Slayer, Pantera, Slipknot, jusqu’à Korn. Le formatage du sextet est fort bien établi et accouplé à une identité visuelle forte et étonnante, voir dérangeante.
Ils nous propulsent dans leur univers cartoon sur une espèce de rock’n’roll glauque, où une bande de clowns diaboliques viennent nous botter le cul sur des ambiances déjantés et morbides. Le cocktail est des plus dynamique avec un assemblage d’ingrédients proche d’un freak show, ou foire aux monstres pour rester sur un terme plus franchouillard. L’instrumentalisation est énergique et totalement épicée par des samples délirants, alliant le côté festif à un métal plus beaucoup plus sombre…
Nos lascars ne font pas dans la dentelle avec quinze titres à la production bien fignolée qui accentue des lignes mélodiques instruites pour des prestations scéniques. Dreadful Silence est un groupe taillé pour le live, avec une entité visuelle très travaillée comportant maquillages, costumes et charisme gouleyant. L’artwork, nous dévoile très bien, ce visuel qui flatte rapidement nos mirettes. Voilà de quoi satisfaire, les amateurs les plus exigeants de bonne musique et de spectacles vivants.
Un produit spécial et attrayant, qui sous le couvert de Ray Glow dans le rôle d’un monsieur Loyal, nous ouvre en grand les portes de leur cirque metal’n’roll, pour un spectacle décapant, riche en émotions et sensations. S’ils posent leur chapiteau près de chez vous, n’hésitez-pas à prendre place dans les gradins autours de la piste, pour un voyage initiatique aux pays des Dreadful Silence.