Voilà, les vacances sont finies, et pour se purger les étiquettes après les Tacata et autres Balada de l’été, rien de tel qu’une bonne chronique de derrière les fagots. Attention, terminé la rigolade. Zapruder, groupe poitevin officiant dans le domaine post HxC /MathCore qui dévisse la tête du corps présente ici son premier EP en autoproduction. Je m’explique…
Dès le début, GSM passe par votre réseau auditif et vous pose clairement le schéma, gros plan HxC, petite guitare qui se lâche, puis accélération et à mi morceau le passage à coup de boule dans le genou avec les chœurs typique au style, retour des grattes, puis des growls, put**n, quelle entrée en matière ! Gros son, passage lourd limite doom sur Falling Like Dead Snakes terminant par une grosse montée toute en puissance et mélodique à la fois et stop.
Mount Fuji In Red démarre calmement et pose l’ambiance du titre phare (avis perso) de cet EP. La batterie s’installe et papote avec la basse, les guitares discutent, elles aussi, c’est bon, j’ai les petits poils des bras qui frétillent. La disto prend place et les petits poils du cou aussi, on est à plus de quatre minute de bonheur instrumental lorsque le gros riff prends possession du morceau, je suis envahi de chair de poule, le chant est magistral. Puis retour au calme par le chant clair, et remontée en puissance mélodique, c’est juste divin pendant douze minutes.
Du coup, quand arrive Lost In Vegas, on s’en prend plein la gueule, et on a du mal à assimiler car ça va vite, mais les riffs démontent et les breaks sont pile comme il faut, avec présence de cuivre, quand je vous disais que Zapruder, c’est riche.
Le mot de la fin est laissé à We Care Just Enough To Play qui n’affaibli pas l’intensité de ce maxi, tout part dans tous les sens dans une précision extraordinaire. La mise en place des changements est vraiment parfaite, du bonheur.
Comme je le disais un peu plus haut, Zapruder n’est pas là pour enfiler des perles, les morceaux sont riches en changements en tous genres, rien n’est laissé au hasard et pas à une seconde la redondance est présente.
Je sais, je me suis lâché pour la chronique de cet EP, mais ça en vaut vraiment la peine, la calotte du mois d’août.
Sortie le 4 Septembre 2012 en autoproduction