Deux ans après It all fades away, le groupe portugais revient avec un nouvel album tout à fait différent du précédent. Le chanteur est désormais Leonel Silva avec sa voix particulière et polyvalente qui descend dans les aïgus aussi bien que dans les graves.
Le style de SFL est devenu plus mélodique, voire moins agressif. Le premier titre Last Crow démarre par la douceur d'une guitare, puis le ton monte, on est bien entrain d'écouter du métal. Petite baisse de son, avec Metabolic où on découvre avec plaisir le timbre de voix grave du chanteur. Un rien de musique planante sur White Shades, les titres se suivent et la surprise arrive avec ce chaud et froid : la douceur arrive par le son doux et mélodieux d'Interlude 1948 puis le violon d'Anne Vitorino d'Almeida sur One more day et Old Man.
La guitare est souvent mis en avant par des petits solos. La batterie se fait discrète. Avec des guest comme Ged Rylands à la guitare (ex-Ten) sur Brave Enough, limite speed métal, ouKari Vähäkuopus (Catamenia) sur Burn It All , le ton métal mélodique est largement donné, tout les férus du genre apprécieront.
On achève cet album par la version instrumental de One more day, qui nous fait oublier qu'il s'agit d'un groupe métal. Décidément cette dualité métal-mélodie ne fait que nous surprendre du début à la fin. Un album agréable à écouter et à réécouter.
Sortie le 10 septembre 2012 via Infektion records