Purification est un trio straight edge venant d'Italie. Ce groupe se classe dans le hardcore et malheureusement pour eux, en écoutant ce cd, je trouve des ambiances death et black metal dans leurs chansons. Je vais donc décortiquer ce A torch to pierce the night et finalement, je pense me permettre de les classer deathcore ou metalcore, un truc du genre.
Pour commencer, le groupe doit être content que Dave Quiggle se soit occupé de la pochette, il a déjà fait celles de Parkway Drive par exemple. L'intro qui attaque ce disque est simple et ne laisse pas entrevoir la suite. Legion commence ensuite. Sur des notes très metalcore, la voix me semble assez en retrait. La chanson part doucement mais la puissance arrive vite. Le son est dans l'ensemble plutôt deathcore. C'est sans doute du à l'ajout de chœurs de cathédrales en fond. Rien n'inédit, ça blaste bien, les guitares sont propre et bien affutées sur une mélodie répétée. Un bon titre pour débuter ce disque. Anatomy of a failed revolution est encore plus dans la veine metalcore, une guitare omniprésente, entrainante, sympathique. Le chant par contre, est toujours sur la même ligne, c'est dommage, il manque un peu de fougue. Par moment, l'ambiance death black refait son apparition avec toujours l'ajout de son très prisés par ces styles. Traders of one thousand diseases fait méchamment penser à Slayer de part sa mélodie. Pendant les couplets, il y a du black metal avec la guitare, du death et un peu de harcore pendant le refrain. Ils touchent à tous ces italiens.
C'est finalement Refusal qui aura mes faveurs. Elle est beaucoup plus dans l'esprit hardcore metal annoncé au départ par le groupe. Sans forcement être calquée sur des critères ciblés, elle frappe comme le ferait Sworn Enemy. Une bonne mélodie des guitares, des moshparts bien placé et calculés, une alternance double et simple pédale à la batterie, un chant collant plus à la structure de la chanson. Un peu plus de quatre minutes pour un morceau qui se laisse écouter sans prise de tête. Note spéciale pour la fin du cd sur le spoken word de John Joseph, chanteur des mythiques Cro Mags et la version italienne de A torch to pierce the night qui donne Una antorcha para perforar la noche, c'est toujours bon de chanter dans sa langue maternelle. Ca ne marche pas toujours mais là, le titre n'est pas dégoutant.
C'est un album qui demande tout simplement une suite. Mais s'il vous plait, une voix plus en avant…
Sortie le 10 aout 2012 via Bastardized Recordings
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