The Kingly Mask est le premier méfait de cette formation allemande. Kvlt Of Hiob nous offre un genre bien particulier, dénommé orthodoxe black metal distillant la souffrance infligée à Dieu (Hiob correspond à Job qui signifie Dieu en langue germanique). Nous voilà face à un skeud à l’image de son artwork et rempli de souffrance. Le rideau se lève sur un prêtre fouettant une femme tout lui ordonnant de réciter un "notre père" . Voilà, le calibrage proposé sur The Lord's Prayer sur fond de riffs soutenus par l’excellent jeu de batterie ou la double pédale qui règne sur le tempo principal.
Les chants funestes se poursuivent avec Witches Wine, les passages rythmiques s’entrelacent entre vélocité et low tempo. L'introduction de ce morceau s’apparente avec Cloning The Divine d’Otargos de par le jeu de batterie… Sacrament nous dévoile un autre visage musical avec une ambiance fortement angoissante et complétement accentuée par des lamentations et une orchestration quelque peu speedée.
Le Moine n’est qu'un entracte prolongeant le titre précédent pour finalement nous engager avec vigueur sur le très expérimental Procession Of The Burning Eyes et son atmosphère glauque. Les autres compositions entrecoupées d'interlude sont dans le même esprit, distillant avec conviction des supplices, possessions, et atmosphères oppressantes. La voix est une des pièces maitresse de l'ouvrage s’installant entre des cris de possédés et de souffrances…
Pour un premier opus Kvlt Of Hiob frappe fort avec une scénarisation de leur musique, tout en donnant du relief posé sur un grand choix d’interludes rallongeant les titres, jusqu’à les rendre presque ennuyeux. Thy Kingly Mask est donc un opus pour ceux qui se sentent proche du divin et de ses croyances…
Thy Kingly Mask
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1. The Lord's Prayer 2. Witches Wine 3. Sacrament 4. Le Moine 5. Procession Of The Burning Eyes 6. Ultima Tempestas 7. Abominations Of The Earth 8. Theos 9. Conclave Ends 10. The Beholder (bonus track) |