Les angevins de Zenzile reviennent sur le devant de la scène avec un tout nouvel album Electric soul. Le septet retourne à leur Dub originel et épuré accentué par le spoken word de leur dernier membre Jamika. Nos gars se sont entouré de monsieur Winston McAnuff pour une plongée en immersion narrative dans les abysses de de leur dub. Le franco-égyptien Jérôme "Jay ree" El Kady, s’impose de par son chant et incite clairement ma curiosité pour une écoute approfondie.
Dès l’engage avec Scars, on foule une terre complètement éloignée des trois albums précédents qui étaient plus teintés rock, pour nous distiller un breuvage électrique et soul qui s’entrechoquent entre sauvagerie et douceur pour le plus grand plaisir des dubbers de notre territoire. La ligne de basse nous percute avec vélocité et résonne contre les murs de ma tronche pour ne plus en ressortir. No idol est taillé dans la même veine avec une mise en avant de ce duo basse/batterie des plus efficace surabondé par le voix chaude de Jay Ree. Mind control accentue le trip hop de Stay et le progressif Yuri’s porthole, et nous dévoilent avec insistances leurs influences premières. L’ouvrage prend de l’ampleur et de la puissance sur le dabamuffin de Chewin' mi mic tandis que Over/Time accentue cette puissance avec une narration de Jamika qui lui confère un certain côté Melody Nelson en version dub… Jamika s’inscrit parfaitement bien dans la tradition poétique dub, du slam. Le superbe final Man made machine achève avec brio cet assemblage gouleyant et revitalisant.
Les angevins frappent fort et tape là, où ça fait mal avec un produit attrayant et incisif. Les fans de la première heure vont être ravis devant un tel calibrage dub, joliment mâtiné de trip-hop. L’accroche se fait parfaitement bien, avec des hymnes fédérateurs et un savoir-faire mature et talentueux. A déguster sans modération, attention vous risquez une overdose…
Sortie le 24 septembre2012 via Yotanka-Differ Ant distribution
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