Voilà une future petite gourmandise fort attrayante qui fera fureur en guise d’apéritif, un vin liquoreux aux ingrédients doux et puissant aux ingrédients post-metal lourd et bien calibré comme sur leur opus précédent Christmas. L’équipe américaine doit faire mieux que l’ouvrage prédécesseur qui en ce qui me concerne sonnait comme l’album ultime de Old Man Gloom. Voilà que je me pose cette question vont ’ils me retourner la tranche par terre avec ce nouveau neuf titres.
Dès l’engagement avec Grand Inversion, je ressens comme une forte déception car la galette semble bien loin des ambiances hallucinées et relativement barrées d’antan, tandis que Common Species commence fort pour finalement s’embarquer dans un bordel organisé entre larsens et cris, qui gâchent littéralement le titre. Très rapidement mes esgourdes baillent devant des sur-longueurs oppressantes pour vite se réveiller sur To Carry The Flame avec une voix terriblement efficace. Mais l’engouement retombe trop vite à contrario du métal gras habituellement proposé par nos lascars. Sur Crescent, on retrouve une incursion avec des guitares acoustiques qui n’arriveront pas à balayer l’ennui qui transpire tout au long de cet album.
Le combo se complet dans une lourdeur perpétuelle et son côté expérimental, mais sans la moindre cohérence ce qui nous donne un produit ennuyeux où l’on se perd rapidement dans les méandres de nos artistes. Sans le moindre leitmotiv, et une musique en dents de scies j’ai du mal à m’accrocher à leurs mélodies qui flirtent beaucoup trop avec l’expérimentation. C’est fort dommage surtout quand on connait le talent des interprètes et leurs capacités d’écriture qui coulaient sur Christmas. Une puissance de feu et des riffs qui collaient à la peau que l’on ne retrouve absolument pas sur ce skeud fort indigeste.
Sortie le 26 juin 2012 via Hydrahead Records
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