On ne présente plus les Dandy Warhols, ces Américains de Portland, font raisonner leurs notes rocks et psychédéliques depuis bientôt 10 ans. Avec sept albums studio à leur actif, ils ont su se distinguer des autres par leur originalité et leur créativité. Malgré toutes ses qualités This machine sorti en Avril dernier, ne semble pas atteindre le niveau auquel nous sommes habitués.
Parlons dans tout d’abord des points positifs. Durant l’écoute, certains titres retiennent l’attention. Pour bien commencer, Sad Vacation ne laisse pas indifférent. Basse sombre, suivit de la batterie, la voix de Courtney Taylor-Taylor est rocailleuse jusqu’au refrain où elle devient limpide et douce. Nous nous laissons transporter volontiers et facilement dans l’univers des Dandy. Vient ensuite, The Autumn Carnival signé du même brio, mais plus en douceur, où nous reconnaissons ici les démons créatifs que l’on a su apprécier auparavant. De même pour Well They’re Gone, qui a première abord nous laisse perplexe, mais une écoute plus approfondie nous convainc de sa qualité. Sur Rest Your Head, on esquisse une grimace à l’écoute du chant de Taylor-Taylor, mais au fur et à mesure de la chanson, sa voix nous parait moins incorrecte, et finalement nous convient totalement.
Parlons maintenant de l’aspect "Faillible" de cet album. En dépit des petites pépites précédemment citées, et tout de même de quelques autres titres, certains d’entre eux n’ont pas vraiment la qualité gustative et auditive que nous aurions souhaitée, comme un arrière-goût d’inachevé. Le quatrième titre de l’album (un morceau instrumental, élaboré au même rythme du début, jusqu’à la fin avec quelques mix), semble complètement en décalage de l’univers des Dandy, presque imperceptible et fâcheusement monotone. 16 Tons coule sous la même monotonie : "Rien A Signaler", le groupe a trouvé le moyen de faire des chansons vite faites, "bien faites", puisque le titre suivant n’est guère mieux niveau originalité, ainsi que d’autres.
En sommes This Machine est partagé entre très bons titres, dignes du processus créatif du groupe, et entre titres mollassons et sans grands intérêts. Pour finir, il faut dire que l’album parfait n’existe pas, il faut juste espérer que le prochain des Dandy Warhols surpassera tout ce qu’ils ont déjà pu façonner. Espérons également qu’ils ne se laissent pas emporter par cette vague de productions moyennes.
Sortie le 24 avril 2012 via The End Record/Naïve
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