Les australiens de Sydney nous propose en ce mois de juillet leur troisième méfait The Architecture Of Truth. Cet opus fait suite à leur autoproduction éponyme pui The Inferno (EP) réalisés en 2009 et 2011, et dès les premiers riffs on ressent instinctivement une incroyable progression de nos lascars. Voilà que As Silence Breaks rompt la glace est se propulse vers l’élite australienne. Dès l’engage Litany of Fear leur forte personnalité sort la tête de l’eau, et s’infuse avec véhémence.
Il nous emporte sur les frontières d’un metalcore lié à un death metal mélodique posés sur un lit d’influences thrash et bouillonnant. Les guitares s’expriment librement avec des sonorités thrashy matures et bien accentuées sur des titres comme Purpose, Transcendance, et The Warning. Sur Freedom et biomechanical l’ouvrage est calibré vers le metalcore offrant même quelques voix claires et limpides. Instrument of Vengeance, nous colle la gueule sur un formatage lourd et rugueux, ainsi que Discord qui s’ouvre avec une introduction fédératrice pour finalement s’impacter sur des riffs addictifs. Un titre fort en gueule, qui résonne bien avec ses chœurs aguicheurs.
L’album se finalise sur Redeemer plus léger et volatile que les titres précédents, mais tout aussi percutant et attrayant. Le soli qui le parcours est une excellente conclusion qui me laisse un large sourire… Sourire qui me fait dire que cet effort ne comporte pas de réels points négatifs, hors cette linéarité sur les riffs et une voix quelques peu monotone à la longue. Mais rien de préjudiciable face à la qualité générale proposée sur cet assemblage.
On ne peut que constater, cette large progression du combo, qui transfigure la personnalité et la qualité retransmise. La voix a pris de l’assurance et du dynamisme, les chœurs sont bien amenés et non sirupeux, et le tout est posé sur une rythmique hyper efficace et des guitares impressionnantes. Un skeud intéressant et prometteur, qui se la joue serré et vif… A adopté pour votre plus grand bien…