Les franc-comtois d’Inside Project nous dévoilent leur premier album History Of Violence. Un ouvrage en onze actes posés sur un substrat colérique et un art bien maitrisé et sans concession intimement lié à un deathcore/thrash aux riffs abrasifs. La production met parfaitement bien en valeur leur rage et nous invite à plonger en territoire ennemi… On émerge juste après une courte introduction, sur le titre éponyme qui cadence directement leur puissance de feux le tout appuyée par une rythmique carrée et efficace.
On trempe dans le hardcore, la sueur et l’huile rance… Les vocaux bien dans le thème décapent mes esgourdes et me plaque la tête contre le mur. Les titres s’enchaînent sur du gros son à tendances death-thrash et nous invite à headbanguer. Les thèmes flirtent sur des ambiances sombres et poétiques à la manière d’un Agalloch, et les textes dégueulent leur haine par les interstices de mon mur sur White Trash Whore, Black Sunday Bitch, My Fists Hate Your Pride. Sur ce dernier titre le chant est alterné entre anglais et français, en dualité avec un invité qui n’est personne d’autre qu’Arsène de L’Esprit du Clan… Les morceaux les plus calibrés et fédérateurs sont Hools No Rules et White Trash Whore, de par leur puissance et leur persuation. L’ouvrage se finalise sur l’instrumental Firmament, qui me rappelle trop facilement Cauterization de Dark Angel. Ils se jouent des genres comme sur Gravedigger et ses saveurs grunge, et sur les courtes introductions et transitions instrumentales qui courent sur les frontières de l’indus et du dark-ambient. Petit bémol sur cette dernière remarque, car finalement ces intermèdes ne semblent pas être dans la continuité musicale de l’opus.
Nos lascars canalisent parfaitement leur fureur, avec un produit captivant et percutant. Malgré quelques défauts de jeunesse, ils vont à l’essentiel de leur art et cela sans fioriture. On leur souhaite clairement de continuer sur cette voie avec un peu plus d’audace, qui marquerait leur personnalité en profondeur en les sortant du conventionnalisme proposé sur les titres. A découvrir et à consommer sans modération , ça déboise bien les méninges.
Sortie le 15 mai 2012 via Ultimhate records
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