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En 2011, apparait Dancefloor Disaster, un cover-band nantais proposant un mélange plutôt décalé : des reprises de tubes dancefloor à la sauce metal. Ce qui semble une provocation ultime dans le domaine de l’underground s’avère être une excellente surprise. Du professionnalisme et de l'énergie mélangés à des adaptations musicales terriblement accrocheuses et fédératrices ... Le Club-Metal ne s'invente pas, il résonne dans la tête des gens !
Ce combo réunissant des membres de : Kiemsa, Eradicate, Gokan, Mamagreyo, Omaïra et Imoh n’a qu’un objectif : casser les tabous de ces deux univers, en alliant l'énergie live du métal et l'aspect festif des dancefloors. Les réactions positives et un ton léger sur les concerts prouvent une ouverture d’esprit plutôt inédite d’un public qui se décoince rapidement et devient finalement avide de ce cocktail explosif. Pour preuve, après avoir joué à l'espace VIP du Hellfest 2011, le groupe va faire plusieurs concerts complets dans des lieux comme Le Ferrailleur, La Barakason et La scène Michelet, lançant un buzz évident sur la région nantaise.
2012. Les propositions de concerts tombent, même au delà de la région, un nouveau clip LMFKO faisant suite au premier Lady Gragras est apparu sur le net, un album est en préparation et le groupe réitère sa participation au Hellfest … Dancefloor Disaster est animé par une grande soif de venir partager en live sa fusion salvatrice et débridée partout où on le demandera. Les mosh-beat sur un deathfloor déchaîné, provoquant chez ses heavy-clubbers des wall of dance à 180 degrés pour le moins inhabituels sont donc maintenant la marque de fabrique d’un groupe qui rassemble pour le meilleur et surtout, pour le fun. Vous l'aurez compris, Dancefloor Disaster prend toute son ampleur sur scène. Parfois accompagné d'une danseuse, sensuel mais surtout démonstratif voire exhibitionniste, le groupe conquit également un public non avertit à la musique métal ce qui permet de l'inscrire sur des plateaux éclectiques !
Bonjour messieurs, bienvenus dans nos pages pour cet entretien. Vous venez de sortir une démo de huit titres. Pouvez-vous nous expliquer ce concept de reprises de tubes dancefloor à la sauce métal…
SCARINX : Tout d’abord, cette démo est faite qu’à titre promotionnel, on ne la diffuse pas car elle est faite que pour le domaine "professionnel" en attendant l’album, mais il y a des titres en écoute sur notre Facebook ! L’idée du projet est simple, on reprend des tubes dance pour les booster, les écorcher, les réinterpréter à la sauce metal car les deux univers ont une énergie qui se marient vraiment bien ! Et tout ça pour le fun !
R2-DGUEU (Martin) : C'est bien plus que de simples reprises ! Les gars font des réarrangements et le morceau original sert souvent de squelette de base pour ensuite faire les folles sauces club-métal !
Qui a eu cette idée totalement décalée ?
SCARINX : Chillyconcarnage (basse) et Mamadouxx (guitare Hero Kitty), c’est venu après un concert « multi-bands » fait au Ferrailleur à Nantes appelé "le headbanger’s and shoulder fest" ou il y a eu une reprise de « Corona » avec en guest quasi le même line-up actuel ! Ce fut tellement fun et la réaction positive du public aidant que ça a lancé ce projet "décalé" !
Le concept du Club Métal percute bien les sens des gens, et a fait fureur sur le carré VIP du Hellfest durant deux années de suite. Je suppose que cette prestation vous a permis de prendre de l’ampleur vis-à-vis du milieu métal ?
CHILL: pour la petite histoire, c'est mamadouxx qui est arrivé avec le premier cover, c'était corona, ça n'a pas fait tripé tout le monde dans un premier temps; mais j'ai quand même pris le relais pour monter un vrai projet avec les bons gars!!Je sentais bien le truc ; pour plein de raisons, et aujourd'hui je suis super content d'avoir tous ces bons retours du public, des pros et de nos collègues et de voir toute notre équipe à fond ! Il fallait le faire!
SCARINX : Ca a permis de se faire remarquer c’est évident, ce qui était à la base une petite animation pour le bar VIP s’est transformé en véritable découverte pour beaucoup de personnes, professionnelles ou non, et qui ont accroché sérieusement ! Sinon, les concerts à la Barakason, au Ferailleur, à la scène Michelet, etc. ont aidé à nous présenter au public local qui a compris le délire et apprécié le côté fun de ce groupe, c’est donc très plaisant de voir les réactions de tout ce petit monde !
R2-DGUEU : C'est toujours agréable de voir que ça plait, même si au départ c'était loin d'être gagné. Mais on a trouvé un vrai écho du public c'est vrai, et c'est ce qui nous booste le plus pour faire évoluer le projet !
CHILL: C'est vrai que c'est un projet un peu à part, mais c'est ça qui est bon!! Depuis le début on assume notre connerie jusqu'au bout, et c'est pour ça que c'est authentique.
 Des anecdotes croustillantes à nous raconter sur ces soirées à l'espace VIP du Hellfest 2012.
SCARINX : On a eu beaucoup de réactions positives de metalleux et coreux pur jus, ce qui est énorme car comme nous, des titres comme Corona ou 2 unlimited appellent à une forme de nostalgie de jeunesse ! On a donc une impression que les mecs se décomplexent totalement avec nous, pas de débat idiot sur le mélange blasphématoire du metal avec des reprises dance ! On a frôlé aussi un accident lorsque Priscilia Jones, notre danseuse qui intervient lors de certains shows, crachait du feu. Il y a eu une personne qui n’a pas fait gaffe et a eu ses cheveux qui ont pris feu, il n’y a pas eu de mal heureusement mais ça a failli lui faire un changement de look drastique (rire) ! On a eu aussi un mec dans le pit qui se baladait les couilles à l’air, subtile (rire) !
CHILL: Ah si! Moi j'ai vu un mec avec un tee shirt blanc...
Qui était la charmante danseuse qui vous accompagnait cette année ? Une façon pour vous d’attirer les festivaliers ?
SCARINX : Priscilia Jones, c'est un magnifique bonus pour certains de nos shows, cela permet de reproduire l’ambiance clubber mais en amenant le côté rock’n roll dans la danse de charme qu’elle propose ! Elle est partante pour continuer avec nous et nous avec, je pense que le public ne s’en plaindra pas ?
CHILL: Encore une fois le fait d'avoir une danseuse avec nous, nous permet d'aller encore plus loin dans le délire et l'effet scénique!
On adore la scène, il faut que les gens ne se fassent pas chier une seconde. DFD est tout abord un projet de scène, pour se faire plaisir entre nous et avec le public, et avec de si charmantes danseuses, c'est d'autant plus plaisant pour tout le monde !
Comment choisissez-vous les titres que vous remaniez, le choix n’est pas trop difficile et sujet à controverse entre vous ?
SCARINX : On en parle, on essaye et on voit rapidement si ça fonctionne ou non ! On doit être rendu à plus d’une vingtième de titres et ce n’est pas terminé ! Mais la base, c’est de reprendre des tubes qui passent dans les clubs, le concept part de là ! On s’entend vraiment bien dans le choix des reprises donc c’est souvent rapide à trouver ! CHILL: Je me permettrais de rajouté que le titre doit être ou avoir été un super gros tube sur lequel les gens ont déjà certainement dansé ou tripé dessus! Ça permet de provoquer dès les premières notes du morceau, une connexion cérébrale émotionnelle !
Le groupe est un énorme patchwork entre Kiemsa, Eradicate, Gokan, Mamagreyo, Omaïra et Imoh. Une histoire de potes à la base ?
SCARINX : Sans aucun doute avec beaucoup de respect de mon côté pour chaque individu, que ce soit humain comme musical, c’est un plaisir énorme de faire les choses ensemble tout comme avec l’équipe technique qui nous entoure !
CHILL: J'aime à décrire DFD comme une vraie famille. A la base les six zicos étions déjà tous pote, je ne me voyais pas monter ce groupe avec des gens que je ne connaissais pas, avec qui je ne pouvais pas aller loin dans les délires tout en assumant à fond, et en même temps pouvoir travailler sérieusement! Aujourd'hui cette famille s'est agrandi dans le même esprit avec les techs, notre "manager" etc. puisqu'on est maintenant une bonne douzaine a tafé sur le projet, et c'est que des bons !Du coup quand on se retrouve tous sur les concerts, on se marre tellement, c'est que du bonheur.
Cette démo fait office de prémices à un futur album ? Dites-nous tous sur le contenu, quels autres titres connus allez-vous passer au shaker?
SCARINX : On y travaille, on ne peut pas encore révéler la tracklist mais je ne pense pas me tromper en disant qu’on va y retrouver les titres de nos clips comme Lady Gras Gras et Lmfko ! On vous tient au courant (rire) !
R2-DGUEU, depuis l’arrêt de Kiemsa, tu es en mouvement perpétuel avec Ultra Vomit etc. Dancefloor Disaster est un véritable défouloir énergétique qui finalement colle bien à ta personnalité. Raconte-nous cette aventure et son apport envers ta carrière d’artiste.
R2-DGUEU : C'est d'abord une vraie rencontre avec Chill, Scarinx et tous les gars qui composent le groupe. Il est clair que la scène avec DFD est un super défouloir et tant mieux, ça me correspond en effet !
Je n'avais jamais chanté dans un groupe de "trve club metal", c'est désormais chose faite !
Citez-moi cinq mots qui vous décriraient le mieux ?
SCARINX : Fun, sincère, énergique, puissant et peinard.
R2-DGUEU: Fluo-Dance-Pogo-Patate-à-Gogo.
CHILL: Venez-nous-voir-en-live.
Les disquaires ferment les uns après les autres, le modèle économique de la musique s’effondre. Croyez-vous encore aux disques "physiques" pour l'avenir.
SCARINX : Pour ma part, j’aime toujours l’objet lorsqu’il y a un effort avec le packaging ou dans les bonus, comme pour les DVD ! Mais c’est vrai, l’avenir s’annonce numérique, je suppose que, comme le vinyle, le cd va survivre mais ça deviendra un peu plus collector, nous verrons !
R2-DGUEU : Moi aussi j'aime les disques, j'ai une belle collection qui a pour moi une vraie valeur artistique contrairement à ma collection de dossiers sur disque dur ! Mais bon, il parait que c'est générationnel... On verra bien, le disque n'est pas mort, il faudrait déjà commencer par bien le vendre, abaisser la TVA à 5,5% comme sur tous les produits culturels par exemple...
CHILL: Il est vrai que ça a l'air un peu mal barré pour le disque, mais je prends toujours un réel plaisir à me payer un skeud, surtout que tu peux aller l'acheter directement dans les mains des artistes que tu viens juste de voir jouer.
Votre futur album sortira en version vinyle, comme le font pas mal de formation en ce moment ? SCARINX : C’est une bonne question, nous avons une autre idée pour l’album mais tant que ce n’est pas décidé, on ne dit rien ! Là aussi, à suivre !
R2-DGUEU : On ne peut que être pour ! Après c'est cher et pour le moment personne n'a investi sur le futur discographique de DFD !
Quelles sont vos ambitions actuelles ?
SCARINX : A la vue de tout ce qu’il se passe autour du groupe, il va y avoir des dates à venir, donc on travaille pour faire de bons shows et un bon album, au nom de l’amusement total et du respect du public !
R2-DGUEU : Exact ! Bien bosser la scène et préparer l'album pour qu'il soit disponible avant la fin de l'année !
CHILL: Continuer à jouer et à avancer toujours avec la même équipe !
Quel est l’album et/ou le livre qui a franchement marqué votre paysage musical et culturel en ce début d’année 2012
R2-DGUEU: Je viens d'acheter le nouvel album de Serj Tankian (chanteur de SOAD) qui à l'air très bon ! Sinon, Cocorico power avec Skip The Use, Shaka Ponk, Soma, The Decline...
CHILL: Je crois que je suis bien resté scotché sur l'album de Dead Letter Circus (2011), mais pour 2012 le dernier album de Sent By Ravens, le nouveau Periphery qui met une sacré barre, le dernier Attack Attack qui m'a vraiment agréablement surpris, et puis la nouvelle mixtape de Mike Posner et l'EP de C2C.
Avec qui aimeriez-vous partager une scène actuellement ?
SCARINX : Moi je n’ai pas de préférence mais histoire d’être à fond dans la provoc : Lady Gaga, David Guetta, Passe partout, Michel Sardou, histoire de voir la gueule que ferait un tel public !
R2-DGUEU : On peut rêver en disant The Prodigy (rires), sinon Punish Yourself, Mass Hysteria... Il y a tellement de groupes avec qui ça peut coller !
CHILL: Pour ma part, avec plein de groupes !et pas forcément des metalleux… Bizarrement trop dur comme question!
Je vous laisse conclure l'entretien avec ce que bon vous semble…
SCARINX : Merci pour l'interview et de ton intérêt pour le projet, au plaisir de se revoir, pleins de bonnes choses pour la suite !
R2-DGUEU : Merci et oublie pas de danser, on t'a dit qu'il fallait danser, alors tu danses ok ? (rires). A très bientôt !
CHILL: Tout d'abord merci à toi, et un énorme big up à Ludo de l'Epicerie Culturelle qui booste réellement ce projet avec beaucoup d'amour, mais aussi à Mary et Marie, Marina, Mika, Raph, Morguy qui restent dans l'ombre mais sans qui nous feront rien ! Love... et aussi: venez nous voir en live!
Gérard pour Zikannuaire.com
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