Mon collègue, thrasher dans l'âme voire plus, vînt un matin l'air hagard me donner à écouter un nouveau groupe dénommé It Bites. Avec un tel nom je m'attendais à une déferlante brutale et bien pêchue ! Que nenni, de nouveau il n'était point, puisque le groupe s'est formé en 1984, époque bénie du Trash, courant auquel il n'appartient puisqu'il lorgne plus vers le "prog" art-rock.
Donc, je découvre leur sixième réalisation, la pochette est plutôt bien finie ce qui confirme le côté léché et perfectionniste du courant en question. Courant auquel ils se défendent d'appartenir, puisqu’ils se définissent comme musiciens éclectiques et sans étiquettes, ce qui est plutôt rassurant ou inquiétant...
Le premières minutes me rappelle inévitablement Spock's beard avec ses claviers et la voix du chanteur, ce qui est plutôt une référence flatteuse. Un disque donc plutôt agréable à l'écoute, qui distille tous les ingrédients du courant progressif avec le morceau éponyme de l'album entraînant et augurant de bonnes choses. Malheureusement le morceau clocks fait retomber le tout en ralentissant le rythme.
The big machine relance l'attention avec ses solos de guitare et de claviers qui se font plus présent, mais pour retomber à nouveau. Et cela va continuer jusqu'à la ballade, somptueuse sur the last escape, totalement maîtrisée avec ses parties au piano, un morceau qui collerait bien à la musique de fin de tout film romantique. Une fin qui vous mènera tranquillement vers les bras de Morphée, confortablement installé dans votre canapé, les yeux rivés sur le soleil rougeoyant qui se fond dans l'horizon.
Un album qui n'est pas révolutionnaire en soit, mais agréable à écouter au calme afin d'en apprécier ses influences et couleurs qu'il distillera. Sinon vous passerez votre chemin rapidement. Foi de Pagan Panpan !
Sortie le 26 mars 2012 via Inside Out Records
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