Voilà que notre pote Martin Hallier, le chanteur des très regrettés Kiemsa déboulent avec ses complices de Dancefloor Disaster sur le devant de la scène métal et autres clubbers. Le cover-band nantais nous offrent une première démonstration, agissant comme une alchimie détonante, une hybridation instinctive et fédératrice. Tous les hellfestiens ont déjà goûtés au breuvage sur le carré VIP du festival sur deux années de suite. Cet Ep est censé nous réconcilier avec la culture des années 90’ tout en nous embarquant vers un dancefloor à l’énergie communicative. Leur concept iconoclaste se diffuse sans restriction et vient littéralement exploser mes esgourdes.
Huit reprises remaniées, torturées et forgées dans une catalyse gouleyante liant avec respect des tubes dédiés au dancefloor à un métal dynamisé. Je pousse les portes de ce club-métal pour me prendre une sacrée dose d’électricité à l’ampérage élevé qui se diffuse grâce au talent de Martin et de ces compagnons. Pas de concession, ils bastonnent tout ce qui bouge nous entrainant avec virulence sur le terrain glissant d’un beat puissant et impacté sur fond de deathfloor… L’ouvrage agit comme un orage magnétique me propulsant contre les murs de mon salon … Ça vaut largement le détour, avec des propos au second degré savamment bien dosé et littéralement posé sur une production limpide et fédératrice. Aucune limitation technique face à un savoir-faire indéniable et une maturité résistant à toutes épreuves. Les reprises s’enchainent avec démence et dans l’ordre nous retrouvons Culture Beat, Lady Gaga, 2 Unlimited, Discobitch, Katy Perry, LMFAO et The Prodigy. Notons la présence des membres du groupe Mamagreyo en invité sur le titre Oh Men.
Un ouvrage audacieux aux saveurs atomiques qui vient percuter les idées préconçues d’un art sur-vitaminé propulsant avec vigueur leur folie assumée et cette appartenance à un groupe de club-métal pour le meilleur et le pire. Leur embardée s’infuse avec une accroche démarquée et nécessitera sans doute une petite initiation pour le milieu métal. Mais pas de crainte, quand on voit le résultat obtenu au Hellfest, ils ont déjà fait un sacré bon bout de route. A déguster sans modération…
Sortie en 2012 en autoproduction
Le myspace