Nos Lascars écossais de Gun nous présentent leur tout dernier méfait intitulé Break the silence. Le afficionados des Rolling Stones et de Manic Street Preachers se frottent déjà les mains face aux onze titres proposés et ce nouvel assemblage prometteur. C’est après quatre album et un double live que la fratrie Gizzi revient en force pour nous déboiser la gueule, à grand coup de riffs. Dante s’acharne au chant, tandis que Giuliano dynamise ses guitares rien que pour notre plaisir.
Dès Bucher Man, on s’enfonce dans leur marécage, où l’organe caméléon de Dante résonne dans les brumes d’un rock fédérateur et addictif et cela particulièrement sur ce titre et sur le suivant 14 Stations. La production confiée à Dave Eringa (Manic Street Preachers, Ocean Colour Scene et Idlewild) est suffisamment en relief pour donner de l’ampleur aux titres engagés tout en apportant chaleur et maturité mais lissant les angles rugueux habituels de ce groupe sans doute pour ouvrir leurs champs d’actions, au détriment de leur personnalité. L’écriture est limpide et se diffuse avec brillance et éclectisme sur des embardées vers des mélodies pop comme sur le titre éponyme de la galette. Rassurez-vous, ils savent toujours aussi bien nous percuter avec des morceaux comme Bad Things, et même nous proposer quelques saveurs glam sur Lost & Found et Innocent Thieves. L’ouvrage se conclue sur une ligne stratifiée, et parfaitement bien accrocheuse… La voix de Dante est performante et n’apporte pas de faiblesse par rapport à ces prédécesseurs, flirtant sur des registres variés allant de Mick Jagger à Axl Rose.
Cet album est une excellente surprise, qui ne s’extériorise pas sur un hard rock oppressif et grandiloquent, mais plutôt sur une force d’écriture qui sonne comme un renouveau. En aucun cas vous ne serez lésé et trompé par le contenu du skeud. A déguster pour tous les fans du groupe et les amateurs avertis de hard rock.
Sortie le 11 juin 2012 via E.A.R Music
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