Steel Panther seigneurs du glam rock et branleurs de service déboulent dans mon salon avec leurs pantalons moule-burnes et cet album révélateur Balls Out. L’artwork est toujours aussi incisif et provocateur et nous invitent à la branlette sur une écoute approfondie voire plus si affinité… Nos quadras glamouzes ont toujours su fédérer leurs fans et autres nymphettes glams qui finissent trop souvent les seins à l’air sur scène. C’est après pas mal de démos foireuses, et en 2009 que nos californiens ont réellement sorti la tête de l’eau avec une dérision axée sur le cul tout parodiant les ténors du hard FM tel que Mötley Crüe ou Bon Jovi.
Avec ce tout dernier ouvrage la panthère d’acier prend un chemin plus confortable et nous démontre clairement ces nouvelles ambitions. On s’embarque en compagnie d’un sombre cosmonaute en perdition sur In The Future pour s’entrechoquer sur le très véloce Supersonic Sexmachine. Le ton est donné et la barre est mise à une hauteur très honorable. Petit clin d’œil au genre avec des riffs supersoniques, Stix qui blaste à tout va et un refrain des plus accrocheur. Ils connaissent la recette et l’exploitent complètement. Ils ont l’art et la manière, agissant comme une force de frappe insistante qui nous laisse la tronche parterre et totalement ébouriffée. Juste Like Tiger Woods et 17 Girls In A Row bouillonnent dans cette alchimie aguicheuse aux ingrédients traditionnels du hard FM, nous prouvant grandement que nos lascars gagnent en densité avec un Michael Starr imposant de par son talent et sa voix très mélodique et provocatrice. La déferlante s’accentue avec des riffs bandants et des hymnes fédérateurs bien lourds comme le veut le groupe. Why Can't You Trust Me est la power ballade de l’ouvrage avec toujours en arrière-plan des textes grivois. Voilà un skeud résolument heavy, avec ces petits bonbons acidulés et emballés dans une production riche et parfaitement bien adaptée à leur musique, distillant un cru surabondé par quelques testostérones et son lot de surprises comme la présence de Chad Kroeger(Nickelback) sur It Won't Suck Itself. En examinant de plus près les textes, vous comprendrez l’imposition du "Parental Advisory" sur la pochette du méfait.
Steel Panther nous ont concocté un assemble fort en gueule et sévèrement burné, qui va vous donner l’envie de headbanguer devant vos enceintes sur les très grisants Like Drugs ou Gold-Digging Whore. Leurs talents d’écriture et d’interprétation se font vite valoir et survolent leur humour potache pour littéralement s’infuser avec virilité dans mon espace sonore. Satchel s’impose comme un véritable petit virtuose de la six-cordes, et même si son jeu n’est pas des plus fin, il est parfaitement maitrisé et aisé. Entre provocation et grossièreté Balls Out se veut direct et répond à la dénomination de "c’est un p’tain d’album". Le quatuor conforte sa réputation comme légende du Glam, et mettra en émoi tous les afficionados du genre. N’hésitez pas déballer l’artillerie, ça va gicler !
Sortie le 18 octobre 2011 via Universal
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