Les princes suédois du dark metal mélancolique survolent notre beau territoire avec ce neuvième ouvrage intitulé Dead End Kings. Les aficionados du combo se réjouiront du retour du corbeau, qui trône fièrement sur l’artwork signé par leur collaborateur de longue date Travis Smith. Sans doute un clin d’œil à Tonight's Decision puis au coffret Brave Yester Days. Katatonia nous invite à plonger en leur monde avec ce digne successeur de Night is the New Day (2009). Ils ont œuvrés dans les forges du Ghost Ward Studios et du The City of Glass Studios sous la houlette d’Anders Nyström et Jonas Renkse, duo fondateur du groupe et producteurs, accompagnés de David Castillo (Opeth et Bloodbath) au mixage.
Dead End Kings est le tout premier enregistrement avec les nouveaux membres Per Eriksson (Bloodbath) aux guitares et le bassiste Niklas Sandin (Siebenbürgen, Amaran). La chanteuse Norvégienne Silje Wergeland (The Gathering) s’invite sur le titre The One You Are Looking For Is Not Here et es atmosphères stratosphériques sont littéralement surabondées par Franck Default. The Parting engage l’écoute et très rapidement on s’envole vers cette continuité avec l’opus prédécesseur, tout en flirtant avec les limites de l’inconnu… Les titres galopent dans des brumes mélancoliques et une sorte d’angoisse auditive qui résonne contre les murs de ma tête. Leur musique s’infuse tranquillement entre les corridors de mon esprit pour ne plus en ressortir. L’ambition du groupe éclate au grand jour et se fait parfaitement valoir sur les onze titres proposés, morceaux posés sur divers chemins stylistiques tout en restant bien dans le calibrage et la personnalité de Katatonia. De ce fait les afficionados de la formation ne seront absolument pas dépaysés, et retrouverons rapidement leurs repères. Leur force d’écriture transpire et s’intercale entre les chorus, nous démontrant leur talent à l’enchantement et une réelle catalyse entre passion et émotion.
Un excellent cru, écho de leur art mélancolique propulsé par une production lissée et atmosphérique qui pousse l’assemblage vers un produit riche, varié et des plus attrayant. Le terme de dark métal rime souvent avec un art extrême, mais nos lascars distillent un excellent breuvage facile d’accès qui ravira la majorité d’entre vous. Une petite perle acoustique gouleyante et pleine de rebondissement que l’on ne peut qu’apprécier...
Sortie le 27 Août 2012 via Peaceville Records
Le site internet