Dead Label est un trio irlandais formé à Cellbridge avec en leur sein une batteuse, chose assez rare dans ce genre pour que je vous le signale. Ils nous délivrent avec le sourire leur tout premier album Sense Of Slaughter. Notons que le trio a déjà remporté le Crypt Trials Battle of the Bands avant d’avoir sorti quoi que ce soit. Nous voilà en lévitation, dès l’introduction portée par un registre mélodique voir mélancolique annonçant leurs onze titres clairement axés vers un thrash moderne aux teintes proches de Machine Head, Lamb Of God, Pantera, Metallica et Slipknot.
Le calibrage est ouvert avec des riffs relativement incisifs et surabondés par une basse groove et des lignes mélodiques accrocheuses flirtant sur les frontières du progressif. C’est assez éclectisme et fortement marqué ce qui excite bien ma curiosité. Le style est sans surprise, avec un formatage vu et revu mais fédérateur surtout sur les titres phares comme Reign, Assume Nothing ou encore Raising the Veil. Malgré ces bons moments, l’opus est quelque peu long et ennuyeux avec pas mal de défauts de jeunesse tel que le chant, qui devient vite énervant de par son coté hurlé et noyé dans une boue core et thrashy, entrecoupée par des backings growlés. Chose surprenant car derrière cet effort, on retrouve la main de Mark Daghorn (Cradle Of Filth, Orange Goblin et Trigger The Bloodshed). Finalement l’engouement du premier titre Dead And Gone, tombe rapidement vers la lassitude de par le manque de dynamisme de la batterie, surtout au niveau de la caisse claire qui sonne plastoque…
Un album mi-figue mi-raisin, qui reste correcte malgré tout et efficace de par un riffing bien mené sur fond de thrash mi-groovy et mélodique. Le manque d’originalité ne sauve pas de la noyade le trio, mais soyons indulgent devant ce premier skeud. L’écoute est ardue, et nous dévoile pas mal de défauts de jeunesse qui seront vite effacés sur un prochain opus (espérons-le !). Mais que cela ne vous bloque pas afin de découvrir tout de même leur musique et leur talent…
Sortie le 23 juillet 2012 via Rising Records
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