Little Boy serait-il une nouvelle bombe atomique planante dans le ciel bayeusain ? La déflagration vient d’un EP de cinq titres baptisé Anyway. Né d’une histoire entre potes, le groupe infuse un rock dynamique et bien incisif. Dès l’engagement avec Grace’s Bell, on tombe en territoire connu, d’un rock fédérateur aux textes anglophones. Sur les premiers accords, la machine s’arme et diffuse des ingrédients assez grunge qui par moment me rappelle Nirvana.
S’ensuit Staring Behing, qui frappe dans le même calibrage, riffs limpides et accrocheurs liés à une base rythmique carrée et efficace, le tout accompagné par la voix de Quentin, un peu en retrait techniquement. C’est par ailleurs la faiblesse de cette formation, un manque de puissance et de justesse vocale. L’énergie reprend vite le dessus et efface ma remarque, afin de raviver ma curiosité. La catalyse se fait sur l’essentialité d’un rock’n’roll sans fioriture, venant s’impacter contre les murs de mon salon avec la force et l’innocence des textes proposés. Ils rythment leurs pas sur une cadence véloce et alignée sur des influences bien formatées, tout en dégageant une forte personnalité. Cet EP nous propose clairement une fusion gouleyante, malgré quelques défaut de jeunesses qui laissent transparaitre un talent et une réelle volonté d’aller de l’avant.
Cinq titres fort bien menés et posés sur une production plus qu’honorable et suffisamment qualitative pour en faire un belle carte de visite. Un groupe à découvrir, et à suivre sur un futur Long player et en version live, s’ils passent près de chez vous.
Sortie en mai 2012 en autoproduction
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