Presque six ans d’attente, une belle pochette épurée, un titre sec…mais que se cache-t-il donc derrière ce nouvel album de Shadowsphere ? LA RAGE !
Pour ceux qui n’auraient pas été prévenus, nos amis lusitaniens ont la délicatesse de sonner l’alarme en intro, un peu comme on tape les trois coups au théâtre. Et là PAN ! On se prend un Within The Serpent’s Grasp en pleine poire. C’est direct, bien produit et nettement exécuté.
C’est donc peut-être pour conserver en vie une partie de l’auditoire que ces gentlemen ont ensuite invité leur charmante compatriote Patricia Rodrigues (ThanatoSchizO) dont la voix mélodieuse s’apprécie comme un glaçon dans ce Porto rouge sang. C’est plutôt une réussite sur Sworn Enemy, un peu moins dans le final Alone At The End Of The World où elle devient un peu trop évanescente (tu le goutes un peu mon jeu de mots MTVien ami lecteur ?).
Mais revenons à la rage, celle qui marque véritablement cet album de son emprunte jusqu’à en rendre l’agencement schizophrénique ; car tantôt elle se déchaîne toutes brides abattues (Dead Behind My Eyes, Bullet Train, Firewalker, Gehenna), tantôt elle alterne avec des moments plus pesants (Suicide Reign Of Salvation et l’instrumental The Hurt Locker sur lequel est invité le claviériste ex-membre du groupe Davon Von Dave).
Un mixte qui ne fait qu’exprimer la multiplicité des enfers (Inferno) que traversent ces Dante métalleux tout au long d’un album d’une maturité appréciable ; comme quoi les années font gagner en sagesse…et en colère aussi !