Revenons à l’étymologie du terme cosmonaute, mot russe qui identifie un astronaute en français dans le texte ou un spationaute chez les américains. La journée officiel du cosmonautes en Russie est le 12 avril, journée où l’on commémore le premier vol de Youri Gagarine. Trèves historiques, revenons à notre propos sur le groupe qui nous intéresse dans cet article, Cosmonauts Day…
Nos amis russes distillent un savant cocktail aux ingrédients gouleyant post-rock liés à du post-métal atmosphérique. Pas la moindre textes sur leur effort purement instrumental, le quatuor moscovite nous crachent en pleine face son premier album bluffant qui fait suite à une demo live datant de 2010. Paths Of The Restless nous propulse contre huit titres dépassant les dix minutes pour certains. The Captain nous invite à prendre place à bord du vaisseau pour une descente relativement véloce de plus huit minutes au fond du gouffre post-rock obscurcit par des sonorités sludge. Un titre lourd basculant rapidement dans une atmosphère oppressante, ce qui nous plonge vers un esprit possédé et contrecarré par un déluge de riffs dépoussiérant mes enceintes.
The Art Of Being Nothing et son dynamisme, provoque une avalanche acoustique de riffs, électrisant l’air sur un groove diabolique. Un morceau à dominance post-metal, taillé dans un bloc de marbre. Petit détour par Irkutsk et ce magnifique parc de Khovsgol pour une visite des Cave Of Trees qui distille des influences inféodées à cette région. On s’imprègne facilement des sonorités intimement liées à la culture mongol/tibétaine, et de cette alchimie planante… Cosmonauts Days propose ici, une bien belle image de leur univers musical, et cela dans une maturité accrue et omniprésente.
Attention avec Blackout, on survole les montagnes de l'Oural. Une saturation en onde de choc, qui vient percuter nos cages à miel. Ce titre reste, malgré des passages stridents, le moins surprenant de l'ouvrage proposé. On revient vite sur un mode post-rock/ rock psychédélique avec The Last Watchman, morceau intense et racé. Une composition épique qui clôture l’opus et accentue leur talent , morceau de choix tel Saint Yuri dominant le Moscou Leninski Prospect.
Nous sommes face à huit bons titres riches et variés qui surnagent sur une mer d’influences tel que Russian Circles (ni voyez aucune coïncidence là-dedans) et un zeste d'Isis. Cosmonaut Days frappe fort et juste avec un premier skeud de qualité. Un combo à suivre de près tout en espérant les voir un jour sur notre territoire en version live…
Sortie le 15 Novembre 2011 via Destroy The Humanity Studios
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