Tatata-ta… tatatatata… tatata-ta… tatatatatatata… Tout le monde connaît The Final Countdown, hit absolu (devenu limite scie musicale pour certains) d’Europe. C’était en 1986 et cinq beaux gosses, bons musiciens et toutes permanentes dehors dominaient les charts du monde entier. Même le grand public français, cancre en matière de hard FM, s’était laissé embarquer pour le grand compte à rebours final. Depuis, bien de l’eau a coulé sous les ponts et après un break de plusieurs années, les Suédois se sont reformés. Quatrième CD depuis leur retour et neuvième de leur discographie, Bag Of Bones continue là où s’arrêtait Last Look At Eden, sorti il y a trois ans. Et c’est du tout bon !
Excellent album de hard mâtiné de blues, il doit son son actuel non dénué d’une petite touche seventies à Kevin Shirley, maître d’œuvre de Led Zeppelin, Aerosmith, Iron Maiden et Rush, mais aussi de Journey et Black Country Communion (Joe Bonamassa, virtuose du blues, apporte d’ailleurs sa caution en apparaissant sur le morceau Bag Of Bones) et trouvera sa place aux côtés des réalisations récentes de Deep Purple, Paul Rodgers et cie. En fait, pour qui prend la peine de réécouter les très bons Europe et Wings Of Tomorrow, sortis respectivement en 1983 et 1984 avant la déferlante Final Countdown, on peut même parler d’un retour aux racines puisque c’était le style que pratiquait alors le quintette avant de “tomber” dans le hard FM.
From Riches To Rags donne immédiatement le ton, suivi de Not Supposed To Sing The Blues, le premier single, dans lequel Joey Tempest clame très justement que même si la couleur de sa peau et son pays d’origine ne le prédestinaient pas à chanter le blues (très électrique quand même), c’est la musique qui le vient du cœur. Et il faut bien reconnaître que ça le fait ! Tout aussi efficaces, le zeppelinien Drink And A Smile et Firebox, sur lequel John Norum (l’interview est ici) prouve, si besoin en était encore, son talent et tout son feeling de guitariste, enfoncent le clou. Mention spéciale à Mic Michaeli, le clavier, dont le son "vintage" renforce encore le côté "classique" de l’album. Chaudement recommandé !
Sortie 27 avril 2012 chez Edel Records
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