Voilà que le quatrième d’un des ténors du Hard mélodique les bien nommés Hardline, qui se sont contenté depuis l’excellent Double Eclipse de ne rien sorti de vraiment transcendant. Un nouveau line-up et l’écriture d’Alessandro Del Vecchio (Edge Of Forever), nous présage d’un skeud de haute qualité. Je ne suis pas hyper fan de Del Vecchio, mais on ne peut pas lui retirer son talent d’écriture…
Dès Fever Dream, on s’embarque dans le velours de leur univers , sous les riffs incisifs de Thorsten Koehne (Eden's Curse) et un mur rythmique des plus efficace pour le genre. Un gratteux de cette trempe, remonte clairement le prestige du groupe, avec des solis matures et bien dosés à la limite du fantastique. Les titres s’enchaînent parfaitement bien dans une homogénéité de circonstance sans réelle sur-longueur et cela malgré des titres de plus de six minutes… Les chorus sont accrocheurs et surabondés par des passages instrumentaux fort bien établis. Les titres qui ressortent clairement de l’ouvrage sont le très dynamique Fever Dreams, I Don't Wanna Break Away et les très bons Please Have Faith In Me, Show Me The Way et The Only One. Ces trois titres à la structure semblable se posent littéralement sur un duel entre la guitare et le clavier du meilleur effet. Never Too Late For Love reste à l’écart de par son classicisme nauséabond.
Entre la voix talentueuse de Johnny, la basse groovy de Anna Portalupi et le maître du temps Francesco Jovino, le calibre mélodique détonne et s’installe au sein de mes esgourdes pour le meilleur. Un album de hard-rock mélodique riche, qui est une excellent alternative à l’excellence dans le genre.
Sortie le 18 mai 2012 via Frontiers Records
Le myspace