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Maï-Ak Affair a joué notamment avec Ange, Matmatah, Gary Moore, Pendragon, Ex-Vagus, … Au Bataclan, à la Laiterie, au Grillen, au Noumatrouff, à la Foire aux Vins de Colmar, au Luxembourg ou en Isère par exemple, devant un public de 10 personnes jusqu’à une foule de 6500 assoiffés et poursuit son chemin ponctué d’une bonne centaine de dates, ses deux premiers albums sous le bras.
Maï-Ak Affair, on se dit que ça fait longtemps : créé fin 1997, le groupe dans sa configuration actuelle date de 2008. Ses musiciens viennent du rock, de la chanson, du rock progressif, de la poésie, du hard-rock...
Maï-Ak Affair en quelques mots :
Partant d’un simple concept de groupe de rock français, Maï-Ak Affair a évolué. L’histoire, les rencontres du groupe et la symbiose des musiciens, permettent maintenant à Maï-Ak Affair de présenter un rock français, teinté de progressif, hors des clichés et innovant. Tendance qui s’affiche clairement à l’écoute de son dernier et troisième album, « Un monde Merveilleux », paru il y a un an, et signé chez Brennus/Socadisc.

Maï-Ak Affair en 2008...
... continue son chemin avec un nouveau chanteur et un nouveau bassiste. Un nouvel album surprenant prévu fin 2008, et de nouvelles scènes régionales et nationales, à partir du 3° trimestre 2008.
Membres du groupe: Jérôme Mayer : Chant Didier Ruyer : Guitares Jean Tugler : Guitares Thierry Weber : Basses Laurent Oberlin : Claviers / programmation
Les contacter:
Salut, présentez nous un peu le groupe MAÏ AK AFFAIR, est ce que les membres du groupe vivent de la musique ?
Jean : Le groupe est composé de 6 musiciens : Christian au chant, Luc a la basse, Hubert a la batterie, Laurent aux claviers / programmation, Didier et Jean aux guitares (acoustiques et électriques). Nous ne faisons pas de reprises (excepté « Sur la trace des fées, de ANGE, pour des raisons… amicales). Nos compos sont exclusivement en français, et nous jouons dans le registre du rock, orienté rock progressif. Hubert vit de la musique : il est également prof de batterie. Mais nous ne vivons pas de Maï-Ak Affair, et avons tous des jobs à coté.
Pourquoi ce nom, une symbolique ?
Jean : Le nom « Maï-Ak Affair » renvoie à notre région d’origine : l’alsace : Maï-Ak Affair signifie littéralement, en patois alsacien : Hanneton. En fait, un des premiers soirs de répets, à la création du groupe, on cherchait un nom de groupe, on a vu passer un hanneton (qui se font de plus en plus rare !) et hop, quelques bières inaugurales la dessus, et on a choisi ce nom… Plus sérieusement, il était important que le nom choisi pour le groupe ne renvoie à aucune connotation de style ou d’influences.
Votre Nouvel Album "Un Monde Merveilleux" va sortir, pouvez vous nous le décrire de l'intérieur ? Quel est votre titre préféré sur "Un Monde Merveilleux" ?
Jean : Un Monde Merveilleux est un album qui s ’est construit sur la durée (2 ans). Il est très difficile de le décrire de l’intérieur… Nous n’avons pas voulu faire un « concept-album », mais quelque chose de plus abouti, de plus compact que nos productions précédentes, qui, notamment sur le premier album, ressemblent plus a un empilage de titres, sans vraiment avoir de fil conducteur. Ici, et avec le recul que nous en avons, nous avons donné aux titres, (à l’ambiance générale de l’album), quelque chose qui relie les titres, notamment la musique, les arrangements, mais aussi les textes : décrire de façon poétique, voire cynique, quelques clichés pris instantanément de la vie autour de nous, et en nous. L’identité de Maï-Ak Affair commence maintenant à s’affirmer.
Quant à parler de titre préféré, c’est très difficile : chaque musicien a ses préférences, mais elles varient en fonction du temps, de l’écoute que nous en faisons, de l’endroit et de l’ambiance où nous jouons. Disons que « Les rêves capitonnés » est une ballade qui réuni unanimement tous les suffrages ! Mais le plus important n’est pas ce que nous avons comme titre favori, c’est bel et bien d’apporter du plaisir a l’auditeur lorsque nous les interprétons, et cela reste un travail quotidien.
Vos compositions mêlent diverses sonorités. Quelles sont vos principales sources d'inspiration ?
Jean : Nos sources d’inspirations sont très variées. En ce qui concerne les sonorités (ce qui est différent des compositions), les guitares sont assez 70’. Les claviers, eux sont d’inspiration plus large, ça tape dans les sons « pink-floydiens » jusqu'à l’utilisation de séquences orientées vers les rythmiques. Actuellement, nous nous retrouvons autours de sons tels que Ayreon, Porcupine Tree, mais on n’hésite pas non plus a sortir d’un type de musique pour aller chercher des influences ailleurs (le jazz par exemple, ou le hard rock, la chanson française). Il n’y a pas de règles, l’unité de Maï-Ak Affair vient justement de la richesse des influences de chacun.
Au niveau matériel, êtes vous fidèle à vos instruments, ou aimez- vous le changement perpétuel, la découvert de nouveaux instruments ?
Jean : Nous ne sommes pas dans le changement perpétuel, ne serais-ce que pour des raisons financières !!! Plus sérieusement, changer régulièrement d’instrument peu signifier qu’on en a exploité toutes les facettes. Se serait prétentieux. Nous avons chacun nos instruments de prédilection, ce qui ne nous empêche pas d’aller essayer d’autres choses de temps en temps, et de les acquérir. Mais c’est alors plutôt par choix et par « coup de foudre » que par insatisfaction du matériel que l’on utilise habituellement.
Vous chantez en français : ce choix révèle-t-il votre désir de composer une musique francophones ? Comment se passe la composition des mélodies, écriture des paroles, enregistrement dans le processus de création ?
Jean : Chanter en français était une condition dès la création du groupe. Nous sommes toujours restés fidèles à cela. Partant du principe que c’est la langue que l’on maîtrise le mieux, ce choix nous paraissait évident. Pour la composition des musiques, il n’y a pas de fil directeur. Jean écrit des textes (voire des bribes de textes) et les donne à Christian (chant). En répétition, quand on compose, nous partons souvent d’une idée de l’un des musiciens, et chacun apporte ses parties. Nous nous connaissons assez pour faire quelque chose de cohérent, et parfois, cela donne un titre, un air à « exploiter ». Christian choisi alors un texte qui colle, qui lui parle, et on essaie alors de faire tourner cela ensemble. Ensuite, si cela fonctionne, et ensuite seulement, arrive un travail d’arrangements, (donner la couleur finale, structurer le titre etc…) et parallèlement, le texte est remanié. Cette façon de travailler à le mérite de laisser la porte ouverte a chacun, même si elle semble longue. Bien sûr, il y a beaucoup de déchets à la sortie ! Mais ce qu’il en sort, à savoir un titre finalisé est alors réellement un titre où chacun a participé, et apporté ces influences. C’est réellement un travail de partage.
Quel est votre avis sur le PEAR TO PEAR ?
Jean : Le pear 2 pear est un phénomène de société qu’on en peut ignorer, d’autant plus si l’on est artiste. Je vais essayer de placer mes propos en tant qu’artiste, producteur de disques. Si le fait que quelqu’un charge le CD pour le découvrir, ou découvrir le groupe, ne me choque pas plus que ça, ce qui me dérange, c’est plus les gens qui mettent à disposition un bien qui ne leur appartient pas : En achetant un disque, on achète un objet, il ne faut pas l’oublier, mais certainement pas la liberté d’en faire ce qu’on veut (je parle du contenu), c’est bien pour cela que la notion de droit d’auteur existe. Quant aux gens qui pensent qu’il faut être stupide pour acheter un disque, je pense que ceux la ne viendront pas se plaindre, logiquement, du fait que leur produit, ou travail ou fruit de leur travail soit déprécié. Il s’agit ici d’une question de respect.
Enfin, en ce qui concerne ceux qui mettent « par philosophie » les titres a dispo sur le web (genre « vive la musique libre, donc tout DOIT être libre »), je les invite chez moi : Ici on bafoue carrément les droits, le respect, des artistes (qu’on le veuille ou non, en faisant cela, ces gens sont nuisibles aux artistes, mais aussi aux développeurs de logiciels, ou de jeux). Dans ce cas, je ne peux que partager leur point de vue : puisque tout doit être « libre », « partagé », etc…, nous pourrons alors partant de ce principe qu’ils revendiquent- utiliser librement leur voiture, leur argent, voire leurs copines, et bien sûr en habitant chez eux et en vidant leur frigo J. Ce sont des comportements que nous trouvons puérils et immatures. Ces gens là ne peuvent pas imposer leurs choix philosophiques aux artistes qui ne les partagent pas, il y a vol. Ceci étant dit, le pear to pear peut être un superbe outil de promotion pour un groupe, mais je crois qu’il faut rappeler que c’est au groupe de décider s’il veut mettre à dispo ses titres sur le web, pas à quelqu’un d’autre.
Vous venez de signer chez REBEL MUSIC, pouvez vous nous en dire plus ?
Jean : Nous avons signé un contrat chez Rebel Music. Je ne vais pas préciser ici les conditions de ce contrat, mais il s’est fait dans une transparence et une communication évidente et je surtout dans la confiance mutuelle. En fait, je crois qu’il faut rester terre à terre. En signant un contrat, les deux parties (le groupe ET le label) se sont engagées mutuellement. Par delà les clauses du contrat (distribution, pourcentage etc…) qui font fantasmer, ce qui est le plus important pour nous est de pouvoir travailler en confiance avec Rebel Music, et c’est le cas. Lui fait son boulot, et nous le notre, et nous considérons cette signature avant tout comme un partenariat : A nous aussi de travailler la promo de CD, de jouer, d’envoyer les gens acheter le CD chez lui etc… La signature du contrat n’est pas une fin en soi (cela ne servirait pas à grand chose), mais plutôt une suite logique du développement de Maï-Ak Affair : Par cette signature, nous avons accès à une distribution nationale, voire internationale.
Plus concrètement, grâce à cette signature, « Un Monde Merveilleux » est disponible partout en France, notamment dans les Fnac ou il est référencé, mais aussi chez de nombreux disquaires indépendants, ou d’autres chaînes.
Enfin, la signature avec Rebel nous crédibilise également en ce qui concerne la presse, ou les tourneurs. Nous travaillons actuellement sur ce point.
Sur la scène actuelle, quels sont les artistes qui vous touchent le plus ?
Jean : Il est très difficile de répondre de façon exhaustive à cette question, d’autant plus que les goûts et influences des uns des autres sont variés. Disons que nous n’allons pas voir en général d’artistes « formatés ». Pour le reste la liste serait longue ! Nous avons joué à plusieurs reprises avec ANGE, et c’est bien la moindre des choses de leur rendre hommage ici : on est complètement en dehors du système habituel : des concerts flirtant avec les trois heures de scène, une interprétativité hors du commun, et un charisme extraordinaire : nous ne jouons pas avec eux juste pour faire des premières parties, mais bel et bien parce qu’ANGE en concert, c’est une occasion de voir des musiciens au service des spectateurs, au sens noble du terme. Ca joue, ça joue bien, et c’est très chaleureux. Après autant d’années de scène, peu d’artistes peuvent se vanter de ne pas entrer dans une certaine routine : les concerts d’ANGE sont tous différents les uns des autres, et que l’un des membres du groupe soit malade, ou pas en forme, cela ne se verra jamais en face. Des Artistes trop rares, accessibles, professionnels et respectueux de leur public.
Quelles sont les attentes actuelles de MAÏ AK AFFAIR ? De nouvelles compositions ? Un autre album ? Une tournée ?
Jean : Notre album est sorti. Nous sommes en train de travailler déjà sur de nouvelles compos, et de préparer donc l’album suivant. Pour ce qui est des projets concrets, des concerts, nous sommes en pour-parler pour des dates, principalement en 2007.
Nous évoquons de plus en plus aussi la possibilité d’enregistrer un live, mais si nous le feront, cela sera fait dans de bonnes conditions, nous ne voulons pas faire un live juste pour dire « tien, un nouvel album ! ». Il sera enregistré en multipistes, et mixé en studio, afin d’offrir à l’auditeur quelque chose de bonne facture au niveau de la production. Nous sommes en train de réfléchir comment faire….
Quoiqu’il arrive, Maï-Ak Affair est une histoire qui s’inscrit dans la continuité… En 2007, nous fêterons les 10 ans du groupe, et on est parti pour faire encore quelques albums, de bonnes rencontres et de nombreux concerts !
Des anecdotes live à raconter ?
Jean : Des conneries, on pourrait en raconter un paquet ! En voici une qui m’a bien marqué quand même : Première partie de Matmatah en 1999 : nous flippions a mort, et nous nous sommes retrouvés devant 6600 personnes qui hurlaient…
Le régisseur nous fait entrer sur scène, synchro avec la sono, chacun y va de son air détendu, prends son instrument, et on attaque direct sur le premier titre, avec une trouille bleue au ventre de se faire jeter avant la fin... Et là, pas de son sur ma guitare : J’étais blanc ! Il m’a bien fallu 20 secondes pour retrouver l’origine de la panne : et là, tout te passe dans la tête : ça y’est, l’ampli est mort on va plier, la guitare est morte, quelque chose a cramé dans la chaîne d’effets ou les jacks etc… Bref, la catastrophe : en regardant précisément d’où pouvait venir la panne, (tout en faisant semblant de jouer et de sourire !) Je suis arrivé au jack guitare du système HF qui pendouillait misérablement. En la prenant, j’avais arraché le jack... En même temps qu’un technicien retour arrivait en courrant, parce qu’il l’avait remarqué aussi… Une fois rebranchée, je me suis dit qu’il ne pouvait plus rien arriver, les autres musiciens ont soufflé un grand coup et on a fait ce concert, où les gens voulaient un rappel finalement…. Les 20 secondes les plus pénibles et les plus longs que j’ai connus sur scène!
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