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UNSAFE est un groupe de thrash métal français qui se forme en 1998 à Limoges sous l'impulsion de Stéphanie Nolf (basse) et Lionel Faucher (guitare). La formation, qui officie dans un style thrash métal, va connaître de nombreux changements au fil des ans puisque le groupe va voir défiler en ses rangs pas moins d'une douzaine de musiciens. Cela n'empêche pas le groupe de continuer puisque toutes les compos sont réalisées par les deux membres fondateurs. Stéphanie, anciennement à la basse passe maintenant au chant, Lionel reste à la guitare, Charles, second guitariste, vient compléter la formation, Magni remplace Stéphanie à la basse et Karim vient d'intégrer le groupe à la batterie. Unsafe est influencé par des groupes tels que Machine Head, Pantera, Napalm Death, Death, Chimaira, Lamb of God, Soilwork, Nevermore, Archenemy, Skinlab, Slayer, Dearly Beheaded.
Le groupe a déjà joué en première partie de Napalm Death, Lofofora, Mass Hysteria, Nasum, Nostromo, No Retrun, Nomed, Execution, Depraved, Hacride, Textures, Outcast, Crucified Barbara, Lazy, Eluvetie... Le groupe a déjà enregistré 4 démos et un album, le second album ""Masterpiece of the Absurd", mixé par David Potvin (Lyzanxia, One Way Mirror...) sort le 12 septembre 2011.
Bonjour, commençons notre entretien par une brève description du groupe ?
Stéphanie : Lionel (guitare) et moi (basse) avons formé UNSAFE en 1998 à Limoges. Nous avons choisis de faire du thrash métal. Aujourd’hui nous accompagnent dans le groupe : Magni (qui me remplace à la basse) et Karim (batterie).
Vos influences premières sont clairement tournées vers le thrash métal, quelles sont-elles exactement ainsi que votre progression musicale ?
Lionel : Dès le début, en 1998, nous voulions composer une musique dans la mouvance des groupes que nous écoutions le plus : Machine Head, Pantera, Forbidden, Napalm Death et plein d’autres. La musique que nous proposons aujourd’hui n’a pas vraiment variée car nous restons fidèles à ce que nous aimons le plus mais si au début certains morceaux pouvaient faire penser à tel ou tel groupe, je crois que nous avons acquis un style plus personnel au fil des années.
Pas mal de changements de line-up depuis le début, le groupe a du mal à trouver ses marques et repères autours du noyau dur composé de Stéphanie et Lionel ?
Stéphanie : Non ce n’est pas un problème de repère, déjà on habite dans une région où ce n’est pas facile de faire ce style de musique, il n’y a pas beaucoup de jeunes. On a de la chance d’avoir des assos comme Execution Management qui se démène depuis plus de 10 ans pour faire passer des groupes de métal mais c’est vraiment galère, le public ne suit pas toujours. On n’a jamais réussi à trouver des musiciens motivés et performants, ça va pour faire un petit groupe pour s’amuser mais dès qu’il s’agit de bosser et de s’investir y a plus personne ! Mais on n’en a jamais " viré " aucun, c’est toujours eux qui ont voulu arrêter et très peu d’entre eux continuent la musique…
Il a donc fallu que je trouve le moyen de faire avancer le groupe, c’est pour ça que je me suis débrouillée à enregistrer seule les compos en entier sur ordinateur, c’est aussi grâce à ça qu’on a pu enregistrer notre album… et le prochain est déjà commencé ! Karim et Magni qui viennent d’intégrer le groupe ont un bon niveau et une bonne approche de la musique, ça le fait bien avec eux.
Vous venez de sortir "Masterpiece of the absurd" . Pouvez-vous nous le décrire de l'intérieur, les influences, les thèmes ?
Stéphanie : Et bien j’ai été influencée par les groupes que j’écoutais à fond à ce moment là, Lamb of God, Napalm Death, The Haunted… et j’ai essayé de varier du mieux que j’ai pu le style des compos, j’essaye toujours dans chaque morceau de trouver d’abord un riff qui sonne, que l’on retient facilement et après ça se fait tout seul ! Quant aux textes, ils abordent les problèmes de société, le mal être général, le rejet de la classe dirigeante, la nécessité de se révolter pour réclamer un peu plus de justice… bon, c’est assez banal en fait tout ça !
Stéphanie est passée au chant en de laissant sa basse à Magni, une volonté de renouveler votre son et percuter votre public avec une frontwoman,ce qui n'est pas courant pour du thrash métal ?
Lionel : Ce n’était pas du tout une volonté de notre part et tout ç’est fait sous la contrainte au départ. Les changements incessants de chanteurs étaient devenus trop problématiques et il était temps d’y mettre fin. Il se trouve que depuis un peu plus de deux ans, Stéphanie compose également les lignes de chant en plus de la musique. Elle est à l’origine de presque toutes les parties sur notre précédent album " Manipulative Progress " et Freddy, notre chanteur à cette époque, n’a eu qu’à les reproduire, souvent en moins bien en plus ! Lorsque nous avons dû nous en séparer, Stéphanie a décidé de régler définitivement le problème en passant derrière le micro. Ce n’était pas gagné au départ car elle n’avait jamais fait ça mais à force de bosser elle a accompli un travail formidable. Si l’album est aussi réussi, c’est en grande partie grâce à elle car elle s’y est beaucoup impliqué, et ce à tous les niveaux. Jusqu’à la pochette, qu’il n’était pourtant pas prévu qu’elle réalise au départ.
 Comment c'est passé l'enregistrement ?
Stéphanie : Et bien cela illustre ce que je disait plus haut concernant les problèmes de musiciens. Nous avons enregistré dans un petit studio en Haute-vienne " Charley’s studio " tenu par des anglais (la famille McLenahan dont le fils Tristan est guitariste de The Eighties Matchbox) qui vivent en France depuis quelques années. Nous l’avons choisis pour 2 raisons :
N’ayant aucune aide financière (nous avons financé la réalisation de cet album avec notre argent personnel, Lionel et moi), c’était le moins cher pour nous.
Nous avions déjà testé l’enregistrement d’un morceau chez eux et avions trouvé qu’ils ont une vraie passion pour la musique, du feeling et de l’expérience en matière d’enregistrement.
Pour le mix & mastering, nous avions été contacté par Neil Kernon (Cannibal Corpse, Nevermore, Queensrÿche) qui devait le réaliser mais pour des problèmes de temps et de disponibilité, nous avons dû nous rabattre sur un studio français le Dôme Studio de David Potvin (Lyzanxia) et sommes très contents de son travail. Nous avons passé 2 semaines pour nos prises. Ça a été un véritable parcours du combattant. Nous l’avions planifié un an à l’avance. Tout semblait bien parti mis à part un gros retard de notre ancien chanteur concernant son travail sur les lignes de chant que je lui faisais. Puis 6 mois avant d’entrer en studio nous nous sommes fait lourder par tous les membres du groupe (déjà ils ne voulaient pas contribuer financièrement à l’enregistrement), on s’est retrouvé à 2 Lionel et moi pour réaliser ce projet et j’ai réussi à retarder le départ du batteur en proposant de passer au chant. Rapidement, nous avons réussi à trouver un bassiste pour me remplacer et un second guitariste. Tout semblait repartir jusqu’au moment de passer en studio…
Nous avons dû enregistrer sans le batteur qui s’est " blessé à un genou ", pile à ce moment là…Nous avons donc enregistré sur la batterie que j’avais programmée avec Cubase. J’ai enregistré la basse (le nouveau bassiste n’étant pas tout à fait prêt), Lionel la guitare principale et les solos puis un nouveau guitariste (un jeune de 16 ans…) a fait ses prises mais il n’était pas au niveau que nous aurions souhaité, j’ai dû faire quelques morceaux à la guitare à sa place. Et j’ai enregistré le chant, tout ça en deux semaines. Puis arrive le moment d’enregistrer la batterie. Notre batteur nous réclame un délai supplémentaire. Au lieu de le faire en septembre, il repousse à octobre puis finalement se décide pour novembre (ce qui va nous empêcher de respecter les délais pour le mix prévu avec Neil Kernon). Alors il se pointe au studio et enregistre un morceau et il n’y est jamais retourné… Nous voilà donc devant un cruel dilemme : repousser une seconde fois la sortie de l’album pour trouver un autre batteur ou garder la boite à rythme. Et là par contre on a eu du bol ! Notre sonorisateur Aaron McLenahan est un excellent bassiste & batteur, il s’est proposé de jouer et d’enregistrer la batterie (il a tout fait en 3 semaines sachant qu’il a dû apprendre les morceaux et se mettre en condition physique pour jouer ce style de musique !). Du coup tout ça nous a coûté plus cher que prévu mais le projet a été sauvé grâce à lui ! ".
Vous travaillez avec David Potvin (Lyzanxia, One Way Mirror), parlez nous un peu du personnage, et de son apport dans votre musique.
Lionel : Pour être honnête, nous ne l’avons jamais rencontré. Nous avons fait appel à lui pour le mixage de l’album et tout s’est fait par mail et téléphone. Nous ne voulions pas trop interférer dans son travail et l’avons laissé libre de faire le mix qu’il pensait le plus approprié. Nous sommes très satisfait du résultat, il a fait un super boulot et notre travail n’a jamais aussi bien sonné.
Vous êtes signés chez M & O Music, comment se passe le partenariat ?
Stéphanie : On n’a pas grand-chose à dire, le cd va sortir, reposez-nous cette question dans un an !
Au niveau matériel, êtes-vous fidèle à vos instruments, ou aimez vous le changement perpétuel, la découverte ?
Lionel : Stéphanie et moi utilisons les mêmes instruments et amplis depuis plus de vingt ans, on est pas trop intéressés par toutes les nouveautés en ce qui concerne le matériel. Nous avons investit dans du bon matériel dès le début et il marche encore parfaitement, pas comme tous les trucs qu’ils font maintenant.
Quelles sont vos ambitions actuelles ?
Stéphanie : J’aimerais que notre projet prenne un peu plus d’ampleur, je bosse énormément dessus et ça serait bien si on pouvait réussir à avoir un peu plus de notoriété et de soutien, on doit tout faire tout seul et parfois ça m’épuise ! "
De quel groupe ou artiste te vous sentez-vous artistiquement les plus proches ?
Stéphanie : Je ne sais pas trop, pas facile comme question, j’espère que ce que l’on fait soit un bon compromis entre Lamb of God, Chimaira, The Haunted, Archenemy…
Quel est le dernier disque que vous avez écouté ? Qu'en avez-vous pensé ?
Lionel : Pour ma part, c’est le récent " live in black " de Jorn. Excellent, comme tout ce qu’il fait d’ailleurs. Chez les français, c’est le dernier Loudblast et j’ai bien apprécié. Je le trouve bien meilleur que le précédant en tout cas.
Stéphanie : Moi je suis bloquée depuis un moment déjà sur le dernier The Haunted, même s’il sonne un peu moins " métal " que ce que j’aime, il est assez original, sinon j’écoute pas mal Centaurus A. Souvent je reste 6 mois à écouter le même album en boucle.
Vous avez joué pas mal de bonnes premières parties avec entre autres Napalm Death, Lofofora, Mass Hysteria, No Retrun, Nomed, Hacride, Textures etc. De bons souvenirs pour vous ?
Lionel : En général oui, même si nous n’avons pas toujours eu l’occasion de discuter avec tous les groupes cités. Nos meilleurs souvenirs concernent Lofofora, No Return et Textures : que des gens adorables.
Je vous laisse le mot de fin...
Stéphanie : " Je dis toujours la même chose mais bon… Allez aux concerts, achetez des Cds et soutenez les groupes et les assos qui se décarcassent pour essayer de faire vivre un style qui peine à se développer dans notre pays…"
Gérard pour Zikannuaire.com
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