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Flashfalcon, les nouveaux démons du high power rock’n’roll français viennent réclamer leur dû dans cette foire macabre qu'est l'industrie du disque aujourd’hui ! Leur premier album - Voracious Appetite Venomous Bite est une véritable offrande catapultée par ces cinq lyonnais aux dieux de l'enfer, une ogive venimeuse de punk n’roll ! A travers cette mine de titres explosifs - Flashfalcon, ravageurs de tympans depuis 2006 - s'apprête à enterrer tous ces groupes de rock médiocres actuels a coup de riffs énervés. Distribué par le label européen Deadlight Entertainment (Undercover Slut, Primal Age, Loading Data, Los Disidentes Del Sucio Motel), Voracious Appetite, Venomous Bite vous secouera la colonne vertébrale avec ces guitares enragées qui groovent autant qu'elles aggressent !
Composé de Riff Raffson et Rick Thunder aux haches 6 cordes, Paco Billy au chant, Nick Valiant à la basse et de Gus Van Snake derrière les futs, Flashfalcon dépote tel une véritable machine de guerre inarrêtable. Imaginez cinq Ford Torino de 1970 gonflés a bloc chauffant la gomme à 250km/heure sur l'autoroute de l'enfer ! Imaginez quelque chose d'incroyablement puissant ! Imaginez un groupe affamé, un groupe empoisonné ! Une fois l'album enregistré et mixé par Johnny Cat au Rock On Studio de Annecy en France, la galette fut confié au légendaire Glen Robinson (qui a travaillé entre autres pour les Ramones, Nashville Pussy, ACDC et Iggy Pop) au Studios D.O.C. à Montreal, Canada.
Après plus de 60 concerts, sur des scènes partagées avec des groupes tels que The Briefs, The New Christs, The Mochines, The Elderberries, Firecrackers, Los Disidentes Del Sucio motel et bien d’autres encore, Flashfalcon va bientôt frapper à votre porte, ou plutôt, la défoncer à grand coups de santiags…
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Bonjour, commençons par la petite histoire du groupe et de sa progression musicale ?
Nick : FLASHFALCON, c'est avant tous 5 potes animés par la même envie de s'éclater en envoyant un rock puissant et énervé aux influences multiples. Les concerts ont débuté en 2006, et nous avons déjà depuis pas mal écumé les routes de France et d'Allemagne. Le groupe est composé de Riff Raffson & Rick Thunder aux guitares, Paco Billy au chant, Nick Valiant à la basse et Gus Van Snake aux fûts! Niveau discographie, nous avons enregistré une démo puis un EP dans les deux premières années, puis avons sorti en 2010 notre premier long effort : "Voracious Appetite, Venomous Bite" sur le label Nicotine Records à l'époque, aujourd'hui distribué par Deadlight Entertainment, un label français qui ne cesse de monter et de se bouger pour la scène!
Vos influences premières flirtent high power rock’n’roll, quelles sont-elles exactement selon vous ?
Rick : On a pas mal d'influences en commun, mais ce qui fait le son Flashfalcon je pense, c'est aussi la diversité. Pour ma part, j'ai appris à jouer de la guitare en écoutant les "4 fantastiques" scandinaves que sont les Hellacopters, les Backyard Babies, Turbonegro et Gluecifer, mais je suis également un grand fan de Stoner.
Raf : Les influences de bases sont les groupes comme The Hellacopters, Gluecifer ou les Backyard4s Babies. Je me rappelle, on était (est) tous bien fan de Gluecifer et |
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ce fut la rampe de lancement de notre groupe. Comme dit Rick, nous avons beaucoup d'autres groupes qui nous inspirent aussi personnellement, des influences très diverses selon les cas, et on prend plaisir à utiliser beaucoup de détails propres à certains styles de musique et les réunir dans nos compos. Pour ma part j'ai beaucoup d'influences dans le heavy au sens large, et aussi dans le punk rock, mais je ne suis pas insensible à d'autres styles... L'arbre généalogique du Rock a prit tellement de branches au fil du temps qu'il est difficile aux gens désireux de catégoriser la musique de mettre une étiquette pour chacun des milliers de groupes actuels. Je ne sais pas ce que ça veut dire high power rock'n'roll machin bidule. Aujourd'hui, les gens essayent d'inventer des termes pour définir leur musique, mais si on mélange de la purée de patate avec de la purée de pois et de la purée de courge, ça reste de la purée de légumes au final !
Gus : Personnellement, j'écoute pas mal de rock californien. Ca va de The Bronx, en passant par du bon hard-FM, comme Foo Fighters, quelques trucs de Puddle Of Mudd qui sont pas dégueu (si, si), jusqu'à la scène stoner de Palm Desert menée par le grand John Garcia et le rouquin Josh Homme, entre autres. Et puis aussi leurs fistons du nord, comme Truckfighters ou Graveyard. Bref, merci les disquaires indé et surtout bittorrent. Fuck you Hadopi !
Vous venir l'album "Voracious Appetite Venomous Bites", pouvez-vous nous le décrire de l'intérieur, les influences, les thèmes ?
Paco : La pochette parle déjà d'elle même. Elle vient illustrer l'ambiance que l'on peut retrouver dans tout le disque. Il y a à la fois un côté très sombre et très poétique qui vient signifier la revanche que l'on essaie de reprendre de manière très générale sur la vie. Mais rattrapé par nos propres démons, on essaie tout de même de se surpasser et de tout lâcher. Par là j'essaie de montrer que nous sommes tous capable de faire des choses qui nous paraissaient à la base insurmontable. Il faut parfois passer par des étapes critiques où l'on s'en prend plein la gueule sur notre manière que l'on a de réaliser telle ou telle création (c'est bien sûr basé sur du vécu) et/ou de l'interpréter pour pouvoir ensuite rebondir. Le processus d'écriture de cet album a été une étape importante dans la construction identitaire du groupe. On avait enfin pris notre revanche sur ces 5 dernières années où il a été difficile, par manque de moyens et de temps, de sortir un vrai album. Au delà du thème général, les thématiques des paroles sont assez plurielles. Certaines vont traiter de la solitude, de dépression, d'autres de coeur brisé, de la folie ambiante, de tueur en série (plus fantasque) mais aussi de personnes que j'ai pu rencontré "on the road", ou alors de gars qui pètent plus "haut que leur cul" en te disant qu'est ce qui est rock et qu'est ce qui ne l'est pas. En général toutes mes paroles sont basés sur du vécu à part "Breakout Killer" (quoi que!). En ce qui concerne les influences, je pense que cela vient naturellement de toutes les lyrics de groupes et des livres que j'ai pu lire ou que je lis actuellement. Je me situe dans un processus d'écriture libre où je lâche spontanément ce qui me vient. Parfois il m'arrive de trouver la thématique d'un titre en m'imprégnant juste du son. C'est vrai que la sonorité d'un morceau, son beat et même la façon dont il est structuré me donne certaines fois la couleur du thème.
Sur cet effort vous avez bossé avec légendaire Glen Robinson (Ramones, Nashville Pussy, ACDC et Iggy Pop) au Studios D.O.C. à Montreal, Canada. Parlez-nous du personnage et de son apport dans votre musique.
Nick : A la recherche d'un bon mastering, Matt Gonzalez (co-fondateur et ex-guitariste parti vivre au Canada, -écoutez Troma Lisa!-) a contacté Glen, qui a tout de suite bien accroché à notre musique. En seulement 2 jours il nous renvoyait un premier mastering qui s'est révélé immédiatement ultra-efficace, rien à ajouter. Je pense qu'il a tout à fait saisi ce que le groupe rendait en live et a su produire un mastering incisif et puissant !
Quel est votre processus de création, Qui fait quoi ?
Nick : De manière assez classique, les morceaux sont écrits par les guitaristes qui sont de grosses machines à riffs! Nous assemblons et arrangeons ensuite tout ça en répét’ tous ensembles. Paco quant à lui compose ses lignes de chants et ses lyrics.
Gus : Moi je tape!
Quelles sont vos ambitions actuelles ?
Nick : Nous sommes un groupe amateur ultra-motivé, notre objectif principal restera tout simplement de faire le maximum de dates pour en mettre plein la tronche au public d’ici et d'ailleurs avec nos shows super énergiques et de se faire plaisir tous ensemble. Ensuite, un nouvel album est prévu dès que le temps et le budget seront de la partie !
Raf : Etre productif pour se procurer un maximum de plaisir à enregistrer des trucs ou à faire des concerts !
Au niveau matériel, êtes-vous fidèle à vos instruments, ou aimez vous le changement perpétuel, la découverte ?
Nick : Nous sommes relativement fidèles à notre matos, guitares et basse Greco des années 70/80 et batterie Gretsch. Mais bon, tout musicien est assez curieux et je ne serais pas contre une donation anonyme pour m'acheter plein de basses et de têtes d'amplis!
Raf : Effectivement, on nous appelle la Greco family! Comme dit Nick, nous aimons les instruments et nous nous intéressons au son sans être des geeks non plus... Donc nous sommes pour la découverte. Évoluer et essayer des nouvelles choses en matière de sonorités sont des choses que partagent la plupart des musiciens, surtout quand ils réalisent leurs albums.
Gus : Pour ma part, j'aime beaucoup ma "petite" Gretsch (Catalina Rock 26"). Pas geek du tout (en matière d'instruments de musique), mais je change souvent de marques de peaux et de cymbales (en fonction de ce que je casse et de mon portefeuille) en attendant de trouver un son que je trouverai top-cool... On verra quand je serai un riche chômeur...
De quel groupe vous sentez-vous artistiquement les plus proches ?
Nick : Vu la variété de nos influences, et bien sûr sans avoir la prétention d'avoir innové dans le rock, je dirais de pleins et d'aucun en même temps.
Quel est le dernier disque que vous avez écouté ? Qu'en avez-vous pensé ?
Nick : Pour ma part le dernier Michael Monroe découvert il y a peu est une véritable bombe à tubes punk rock, à ne vraiment pas louper!
Rick : J'ai forcément écouté d'une oreille attentive le dernier album de Foo Fighters, qui est vraiment un bon disque selon moi. Mais ma dernière découverte qui poutre, c'est le premier album d'un groupe suédois méconnu nommé Durango Riot, signé chez Fuzzorama Records (Truckfighters).
Raf : Zatokrev, un groupe de métal tchèque extrêmement lourd et lent... Pas ce que j'ai l'habitude d'écouter mais intéressant tout de même.
Gus : Comme Rick, j'ai adoré le dernier Foo Fighters. Sans être parfait, il envoie la sauce quand il faut et garde le côté FM de leurs plus grands singles... Sinon le dernier Graveyard est une petite perle. A écouter en boucle !
Paco : Le dernier Social Distortion et le dernier The Gaslight Anthem qui est d'ailleurs mon groupe coup de cœur de l'année. Je ne serai pas très objectif en parlant de ces 2 groupes car j'en suis vraiment très fan. Je dirai pour le premier que ce n'est pas leur meilleur album mais qu'il reste d'une très bonne qualité surtout dans la prod et la diversité des zics. Sinon pour Gaslight "American Slang" est un album plus posé que le précédent et dans lequel je ne me retrouvais moins à la première écoute mais que je passe aujourd'hui en boucle tellement il est riche en découvertes. A écoutez d'urgence.
Vous avez partager la scène avec The Briefs, The New Christs, The Mochines, The Elderberries, Firecrackers et Los Disidentes Del Sucio motel de bons souvenirs pour vous ?
Nick : Evidemment! Nous avons eu la chance d'ouvrir pour The Briefs dès notre troisième show dans une grande salle lyonnaise devant beaucoup de monde, donc la toute première expérience de grande scène qui est maintenant loin mais qui reste un bon souvenir. Les autres groupes que tu cites sont devenus de sacrés potes avec qui nous avons joué à de multiples reprises et avons de sacrés souvenirs de route pas forcément très racontables ici... Los Disidentes Del Sucio Motel sont nos plus fidèles compagnons de route depuis des années, et sont aussi signés chez Deadlight Entertainment, allez-les voir au Hellfest!
Paco : Nous avons fait de très belles rencontres qui resteront gravés à tout jamais, pour ma part, dans ma mémoire. A chaque fois qu'on a tourné avec un autre groupe ça c'est toujours super bien passé, au point où on a de très bons souvenirs de fin de soirées (spéciale dédicace à la soirée Pontarlier à Besac/DusterFireFlash).
Quels sont vos projets pour l'année en cours ?
Nick : Un projet de split vynil est en cours, plus d'infos très bientôt! Et toujours, des concerts, des concerts, des concerts et enfin un nouvel album!
Un coup de gueule ou de cœur à faire passer à nos lecteurs pour finalisez cet entretien ?
Nick : C'est de plus en plus tendu en France, alors continuez à vous bouger pour votre scène, allez voir jouer les groupes, soutenez les salles et les caf-conc' et venez nous voir, vous ne serez pas déçu ! Cheers Ziknnuaire!
Raf : Un grand merci à tous les gens qui viennent nous voir en concert, qui achètent et aiment nos cd et qui nous supportent, et à Zikannuaire !
Gus : Je plussoie Nick! La France, qui n'est pas connu pour son côté rock’n’roll, l'est de moins en moins... Alors merci à tous ceux qui se motivent pour organiser les concerts, en parler et à ceux qui y viennent ! Et donc, merci Zikannuaire!
Paco : Pareil. Bougez vos fesses les gars! Muchas Gracias Zikannuaire !
Gérard pour Zikannuaire.com
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